Article de la semaine

15 Mars 2014 - Formations à venir

 

Formation « Habitudes alimentaires des publics en situation de précarité »

Le Groupement pour l’Amélioration de l’Aide Alimentaire (G3A) impulse 3 sessions de formation en Indre-et-Loire à destination des bénévoles des structures d’aide alimentaire du département et prioritairement à destination des structures faisant partie du G3A.

La thématique développée sera sur « Habitudes alimentaires des publics en situation de précarité » et sera assurée par Marie Sergent, responsable et chargée de missions de l’antenne 37 de la FRAPS et Julie Capelle, diététicienne nutritionniste libérale.

  • Durée de la formation : 1 journée (9h30-12h / 13h30-16h)
  • 3 sessions (au choix) :
    Tours : 28 mars 2014
    Loches : 4 avril 2014
    Continvoir : 17 avril 2014
  • Programme de la formation

Pour plus de renseignement, vous pouvez contacter :

  • Marie Sergent (FRAPS 37) : 02.47.25.52.86 ou par mail
  • Julie Capelle : 06.86.34.23.57 ou par mail

Source : http://www.frapscentre.org/formation-a-des-destination-des-benevoles-de-laide-alimentaire/


 

13 Mars 2014 - Consultation en ligne sur le "fait-maison"

Dès cet été, la mention « fait maison » devra être inscrite sur les cartes des restaurants, à côté des plats entièrement cuisinés sur place à partir de produits bruts ou de produits traditionnels de cuisine.

 

Dans le cadre de l’élaboration du décret d’application du « fait maison », Sylvia Pinel ouvre une grande consultation en ligne, du 4 mars au 4 avril 2014.

Cette consultation permettra de mieux cerner les pratiques des professionnels et les demandes des consommateurs.

Les résultats de cette consultation permettront d’enrichir les travaux d’élaboration du décret qui auront lieu durant le mois de mars en concertation avec les organisations professionnelles du secteur de la restauration et les associations de consommateurs. Ce décret d’application permettra de préciser la définition des produits bruts et les modalités de mise en œuvre du « fait maison ».

Consommateur ou professionnel, je participe à la consultation sur le « fait maison » :

Cliquez sur le lien qui correspond à votre situation

16 Février 2014 - Quand le renard se voit confier la gestion du poulailler ...

 Le 29 Octobre 2013 a été signé un accord-cadre de coopération entre le ministère de l'éducation nationale et le centre d'études et de documentation du sucre (CEDUS - créé et financé par l'industrie sucrière).

Pour lire les conditions de l'accord-cadre de coopération, c'est ici. Page 3, vous retrouverez l'une des missions du CEDUS "Les cosignataires coopèrent au développement d’activités d’éducation nutritionnelle, d’éducation au goût et à la consommation."

Pour se faire une petite idée de la haute qualité de l’information que le CEDUS va faire entrer dans nos chères têtes blondes avec la bénédiction du ministère, rendez-vous sur les sites lesucre.com etsucre-info.com, qui seront les fers de lance de l’opération. Préparez-vous à un grand numéro de propagande sucrière.

Sur le sucre et le diabète

Ce que dit le CEDUS à nos enfants :

« Contrairement à une idée reçue il n’y a pas de lien de cause à effet entre la consommation de glucides en général ou de saccharose (sucre) en particulier et le diabète. »

Ce que dit la science :

L’analyse récente de 11 études portant sur 310819 montre que les personnes qui consomment le plus de boissons sucrées ont un risque plus élevé de diabète et/ou syndrome métabolique que celles qui en consomment le moins. (1)

L’analyse récente de 22 études conclut qu’une consommation élevée de glucides est associée à un risque accru de diabète de type-2. (2)

L’analyse récente de 20 études contrôlées et randomisées trouve que les régimes pauvres en glucides (donc en sucre) améliorent les marqueurs du risque cardiovasculaire des diabétiques et devraient faire partie de la stratégie de management du diabète.(3)

L’American Diabetes Association souligne que « la quantité de glucides et d’insuline [endogène] disponible représente le facteur le plus important influençant la réponse glycémique et devraient être prises en compte dans le régime du diabétique. (…) Pour une bonne santé, la consommation de glucides sous la forme de légumes, fruits, céréales, légumes secs, laitages devrait être conseillée de préférence aux autres sources, en particulier celles qui contiennent des graisses, des sucres et du sodium ajoutés. »

Sur le sucre et le poids

Ce que dit le CEDUS à nos enfants :

« Aucune relation directe entre consommation de sucre - en dehors d’apports caloriques excessifs - et prise de poids n’a été mise en évidence dans les études récentes. »

Ce que dit la science :

De très nombreuses études, épidémiologiques, cliniques, expérimentales ont trouvé que la consommation de produits sucrés fait grossir. (4)

Les chercheurs de la plus grande unité de nutrition au monde, l’Ecole de santé publique de Harvard considèrent qu’il y a aujourd’hui suffisamment de preuves pour affirmer que la consommation de boissons sucrées fait grossir. (5)

Sur le sucre et le cancer

Ce que le CEDUS dit à nos enfants :

Le CEDUS affirme que les experts du Fonds mondial de recherches sur le cancer (WCRF) ne proposent pas de recommandations particulières pour les aliments sucrés. Sous-entendu, le sucre est exonéré de toutes responsabilités pour ce qui est du risque de cancer.

Ce que dit le WCRF

Le site du WCRF explique que « les preuves scientifiques montrent que les régimes alimentaires constitués d’aliments trop riches en énergie, en particulier les aliments transformés qui sont souvent riches en graisses et en sucre, augmentent notre risque de surpoids ou d’obésité, ce qui augmente le risque de plusieurs cancers, dont le cancer du côlon et le cancer du sein. »

Consulter le site du WCRF

Source : http://www.lanutrition.fr/bien-dans-son-assiette/aliments/sucre-et-produits-sucres/sucre/l-industrie-du-sucre-va-dire-aux-eleves-ce-qu-il-faut-manger.html

À consulter : la réponse du ministre de l'éducation nationale http://www.atoute.org/n/Le-CEDUS-le-sucre-et-les-enfants.html


 

5 Février 2014 - Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique

Interdiction de publicité à la télévision dans la journée (7h00-22h00) et de toute publicité pour les compléments alimentaires y compris sur le net, taxes et subventions selon la qualité nutritionnelle des aliments… Le professeur Serge Hercberg, épidémiologiste spécialiste de la nutrition, a remis le 28 janvier 2014 à la ministre de la Santé son rapport pour améliorer la qualité de l'alimentation des Français.

TVA, publicité : des propositions pour améliorer l'alimentation des Français
Pour voir la vidéo : http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-tva-publicite-des-propositions-pour-ameliorer-l-alimentation-des-francais-12436.asp?1=1
TVA, publicité : des propositions pour améliorer l'alimentation des Français

 

TVA réduite pour les produits sains

La baisse de la consommation de sel (en passant de 10 à 5 g par jour) réduirait le taux global des accidents vasculaires cérébraux de 23% et celui des maladies cardiovasculaires de 17% (source OMS Europe).

Le rapport Hercberg propose d'établir un score nutritionnel global pour l'ensemble des produits alimentaires commercialisés sur le territoire. Sur cette base, l'épidémiologiste propose que les produits les plus sains (par exemple le muesli nature ou les fruits et légumes, le pain complet…) bénéficient d'une réduction de TVA. À l'inverse, les chips les plus grasses et les plus salées, les pâtes à tartiner auraient une taxe plus élevée. La taxe serait indexée au score nutritionnel de chaque produit, et non à une classe d'aliments.

La réglementation de la teneur en sel et en fibres du pain est également suggérée par le rapport.

Logos et code couleur

Le professeur Hercberg préconise également la mise en place d'un système unique et simple de logo et de couleurs informant le public du score nutritionnel des produits.Ces symboles et couleurs seraient apposés sur la face avant des emballages des aliments, sur les rayons (fruits légumes) afin de permettre aux consommateurs de mieux équilibrer leur alimentation.

Cet affichage devrait être également obligatoire sur tout plat servi dans les chaînes de restaurations collectives type fast-food, ainsi que dans les publicités – tous supports – faisant référence à l'aliment ou au plat.

Contre-mesures marketing

Parmi les mesures phares du rapport Hercberg se trouve aussi "l'interdiction de certaines promotions" offrant des réductions pour l'achat en gros volume de divers produits, tels les boissons sucrées. L'épidémiologiste propose également une interdiction totale de publicité (TV, radio, presse écrite, Internet) pour des produits de régime amaigrissants, qu'il s'agisse de suppléments/compléments, livres, méthodes...

Coupons sport et nutrition

Le professeur Hercberg préconise également de faciliter, pour tous, la pratique d'une activité physique et sportive. Pour ce faire, des "tickets sport" pourraient être remis aux familles les plus défavorisées afin de permettre l'inscription des enfants dans des clubs sportifs. Des "coupons fruits et légumes" (non échangeables) pourraient également être distribués.

À l'occasion de la présentation de ces recommandations, le Pr Hercberg s'est dit conscient des "obstacles" que celles-ci risquent de rencontrer. Il a toutefois souligné que les mesures incitatives et les chartes d'engagement des industriels de l'agro-alimentaire avaient montré leurs limites.

Ce rapport(1) a été remis conjointement à un second document, coordonné par le professeur Arnaud Basdevant, mettant l'accent sur la nécessaire intégration de la nutrition dans le prise en charge de maladies chroniques (diabète, cancer etc).

---

(1) Le rapport est intitulé "Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique dans le cadre de la stratégie nationale de santé".


 

11 Décembre 2013 - Comme si le père Noël se mettait au régime ...

Noël ... un mois critique pour de nombreuses personnes. Mois critique, mois panique, peur de l'effet yoyo, appréhension, hâte que cette période soit terminée ... On parle bien de Noël là ? Le moment où l'on se rassemble, où l'on partage du temps, où l'on prend du temps... Et les cadeaux, oui, parce que même si nous sommes devenus de grands enfants, les cadeaux on apprécie toujours. Alors pourquoi une telle appréhension ? Vous savez quoi ? Pour mes patients, Noël c'est avant tout le plaisir de la table ! Et pourquoi ? Simplement parce qu'ils ne sont pas constamment au régime (keskellefoucettedietsielleneleurdonnepasderégime??). Ils apprennent à connaître leur organisme, à faire confiance à leur estomac mais surtout, à reprendre du plaisir à manger. 

Regime2 400

Allez, un petit coup de pouce pour ceux qui souhaitent ré-apprendre à se faire plaisir ... en dégustant d'excellents produits ! 

Quand la diététique s’invite au repas de Noël …

 

Tour d’horizon des (culpabilisants) messages médiatiques

« Les fêtes … sans les kilos 

« Comment passer les fêtes sans dommage ? »

« Les 7 erreurs à éviter pour Noël »

« Stratégies diététiques pour les fêtes »

« Régime de Noël : et hop -2 kilos avant les fêtes »


Manger, mais pas sans plaisir

 Et le plaisir de la table ? La convivialité du repas ? Les retrouvailles en famille ? Où sont passées ces dimensions de Noël que nous aimons tant ?

Rassurez-vous, la gourmandise fait partie de l’un des 7 péchés capitaux, et ça n’est pas pour rien. Nous mangeons pour vivre, mais nous mangeons aussi parce que nous aimons la nourriture. Un comportement alimentaire sain est donc un comportement axé sur la recherche de plaisir. Et ça, votre cerveau vous le confirmera : lorsque vous ingérez un aliment agréable, il y a libération de dopamine –une hormone stimulant les centres cérébraux de la récompense. Manger sans plaisir, c’est prendre le risque de voir naître des pulsions alimentaires non contrôlées.

J’anticipe Noël … au quotidien !

  • Je protège ma santé et je me respecte en arrêtant les régimes permanents : plus je me prive, plus je me fruste, plus grand sera le craquage par la suite !
  • Je reprends un équilibre alimentaire correct (et si je ne sais pas ce qu’est un équilibre alimentaire correct, je me rends à la rubrique "Infos Pratiques" de ce site !)
  • Je m’hydrate et me dépense, tout au long de l’année !

Le jour J

« Je me fais plaisir, j’anticipe … mais concrètement, qu’est-ce que ça donne quand je me retrouve face au chapon/marron foie gras/bûche chocolat ? »

  • Je m’interroge sur ma sensation de faim (de 0 à 10 – 0 pas faim du tout à 10 très faim) et reste à l’écoute de mes sensations corporelles (votre estomac est le mieux placé pour vous dicter vos prises alimentaires, apprenez à l'écouter).
  • Je visualise mentalement  les quantités qui me paraissent suffisantes selon ma sensation de faim.
  • Je préfère Qualité à Quantité.
  • Je reste vigilant sur les « à-côtés ». Quels sont-ils ? La panière de pain, la boîte de chocolat qui vous nargue sans arrêt, l’alcool et son taux de sucre, la mayonnaise avec les crustacés … Toutes ces petites prises alimentaires supplémentaires augmentent considérablement l’apport énergétique de votre repas.
  • Je me fais plaisir avec des produits de qualité, locaux et si possible slow-food. Ces produits portent une histoire, ont grandi avec leur saison et sont donc remplis de bons nutriments, à maturité et gustativement savoureux !
  • Je mange lentement, en m’interrogeant sur le plaisir que me provoque cette bouchée. Le système de récompense stimulé, vous n’aurez pas besoin de vous resservir.

 J’apprends à déguster les aliments … comme je déguste du vin !

Pour décupler notre plaisir, la dégustation d’un aliment doit mettre nos cinq sens en éveil ! Prenons l’exemple du chocolat :

                 1) Observons le chocolat

Rien de tel comme mise en appétit ! On mange d’abord avec les yeux. Admirons la couleur du chocolat. Celle-ci varie selon les fèves utilisées, leur traitement et la teneur en sucre.

          2) Touchons le chocolat       

Appréciez sa texture lisse. De quoi saliver d’impatience !

         3) Sentir l’arôme du chocolat       

Prenez un morceau de chocolat et respirez-en les odeurs raffinées. Ces arômes sont essentiels lors de la dégustation (essayez de goûter un morceau de chocolat le nez bouché).  

          4) Écouter le chocolat 

Le ‘crac’ sec que vous entendez en cassant un morceau de chocolat indique qu’il a été traité de façon optimale.

          5) Goûter le chocolat  

Disposez un morceau de chocolat sur votre langue et laissez-le fondre lentement sur l’ensemble des parties de la langue.

 La première bouchée est en général celle qui vous procure le plus grand plaisir … puis celui-ci va diminuer au fur et à mesure de la dégustation.

 Et après ?

 Je reprends mon rythme quotidien et mets mon estomac au repos en évitant les produits sucrés, les plats en sauce et l’alcool. L’hydratation permettra d’éliminer toxines et déchets emmagasinés durant cette période. La soupe vous donner un bon coup de pouce, alors rendez-vous chez votre primeur… à pied !

 Savoureusement,

 Julie CAPELLE, une diététicienne qui, vous l’aurez compris, prône le plaisir de la table et réfute les régimes. 

 

 P.S : Si vous voulez de vrais conseils, concrets ... Tapez simplement dans votre moteur de recherche "Régime + Noël". Vous obtiendrez ainsi des multitudes de stratégies plus recherchées (-effrayantes- inspirées par les lobbies industriels nan?! ) les unes que les autres .... 


 

15 Novembre 2013 - Un nouveau phénomène dans nos cours de récréation .. Le thigh gap.

 

Le thigh gap ou le fantasme d'un corps désexualisé?

Par , publié le 

 

De plus en plus d'adolescentes s'échinent à obtenir le fameux thigh gap: cet espace le plus large possible entre les cuisses vanté sur certains sites internet. Phénomène de mode anecdotique ou véritable danger? 

Le thigh gap ou le fantasme d'un corps désexualisé?

 

La course à la minceur s'est trouvé une nouvelle obsession: le thigh gap, autrement dit l'écart entre les cuisses.

 

C'est un phénomène qui fait rage depuis quelques mois sur internet mais aussi dans les cours des collèges et lycées. Le nom de cette nouvelle obsession? Le thigh gap, littéralement le trou entre les cuisses que rêvent d'avoir bon nombre de très jeunes filles et pour lequel certaines sont prêtes à aller très loin dans la torture et la privation. Ne faut-il voir dans ce nouveau critère de beauté qu'un buzz dont les réseaux sociaux ont fait leur miel? Ou faut-il au contraire déceler dans cette prolifération d'images de femmes décharnées le reflet d'une tendance bien réelle etdangereuse

Les femmes montrées comme étant les plus belles ont perdu leur aspect féminin

Pour le psychiatre Gérard Apfeldorfer, spécialisé dans le traitement destroubles du comportement alimentaire, cet engouement est "inquiétant": "l'anorexie n'est pas nouvelle, mais ce à quoi l'on assiste ici c'est à sa glorification, à travers notamment des sites dédiés à cette maladie. Le thigh gap est l'une des manifestations de cette glorification", explique-t-il. "Plus que l'idéalisation de la minceur, ce qui semble triompher aujourd'hui est le modèle d'une femme privée de ce que l'on appelle dans le jargon médical les caractères sexuels secondaires, ajoute-t-il: les fesses, les seins, les hanches. Les femmes montrées comme étant les plus belles ont perdu leur aspect féminin". 

Or, poursuit Gérard Apfeldorfer, "qu'y a-t-il entre les jambes des femmes? Le sexe. Vouloir un thigh gap le plus marqué possible, c'est inconsciemment rêver de le gommer". Ce fantasme de désexualisation correspond d'ailleurs bien au mécanisme de l'anorexie mentale, qui trahit souvent aussi un refus de grandir et d'assumer sa féminité.  

Un paradoxe propre à l'adolescence, période complexe où l'on rêve à la fois de s'émanciper tout en redoutant d'entrer dans l'âge adulte et ses incertitudes, constate Marie, mère d'une jeune Manon de 14 ans: "Ma fille se maquille en cachette et veut porter des talons hauts, tout en étant terrifiée de voir son corps changer. Depuis quelque temps, elle focalise sur ses cuisses, qu'elle a plutôt galbées. Elle les voudrait plus fines et passe son temps à vérifier qu'elles ne se touchent pas. J'ai beau lui expliquer que devenir une femme implique de s'arrondir à certains endroits de son corps, elle ne veut pas l'admettre. Son idéal? Les jeunes mannequins qui n'ont que la peau sur les os et un thigh gap très marqué. Terme qu'elle m'a d'ailleurs appris!".  

Pour Sarah, 15 ans, ce qui relevait au départ d'une simple tocade a pris une dimension dramatique. Parce qu'elle rêvait de cet écart entre les jambes, elle a commencé à surveiller son alimentation, puis, progressivement, à arrêter de manger, jusqu'à son hospitalisation il y a quelques semaines. Le diagnostic est tombé, anéantissant ses parents: anorexie mentale sévère et pronostic de vie engagé à terme si Sarah persiste à refuser de se nourrir.  

La croyance que l'on peut modeler son corps et le transformer à l'excès

Faut-il accuser le buzz du thigh gap et plus généralement la promotion de la minceur dans les magazines féminins? Pour Gérard Apfeldorfer, il peut y avoir un lien de cause à effet: "Certaines jeunes filles commencent unrégime pour ressembler à ces modèles qu'on leur brandit ou pour accéder au thigh gap. Et petit à petit, un processus se met en place, un emballement, qui conduit à l'anorexie". "Ce n'est pas une histoire de séduction, d'aspiration à être jolie, analyse-t-il, mais bien de contrôle que l'on cherche à avoir sur son corps, à défaut de l'avoir sur sa vie ou son avenir. Dans cette quête du thigh gap, il y a cette croyance là, que l'on peut modeler son corps et le transformer à l'excès ". 

Néanmoins, précise-t-il, les jeunes anorexiques ont la plupart du temps des prédispositions, psychologiques, voire peut-être génétiques. Autrement dit, toutes les ados rêvant de ce trou entre les cuisses ne vont pas finir sous perfusion dans un lit d'hôpital. Mais l'anorexie n'est pas le seul risque encouru. "La restriction chez les adolescentes peut aussi conduire à la boulimie, maladie elle aussi aux conséquences très graves, même si moins dangereuses, à l'obésité et d'une manière générale à la destruction de leur estime de soi", prévient Gérard Apfeldorfer. 

Ne pas attendre que la perte de poids soit déjà très avancée pour consulter

Il invite par conséqent les parents à la vigilance: "Lorsqu'une adolescente exprime ce voeu d'amaigrissement, notamment pour obtenir ce fameux thigh gap, il faut insister sur les risques de ce qui peut commencer comme un jeu dangereux de cour d'école".  

Il ne faut pas non plus attendre que la perte de poids soit déjà très avancée pour consulter: "Souvent ces jeunes filles arrivent en consultation déjà très maigres avec des troubles déjà très installés". "Il est peut être bon de rappeler que celui qui a le thigh gap le plus important, c'est Oscar, nom donné au squelette qui trône en général dans les salles de SVT des collèges et lycées", conclut enfin le psychiatre. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/styles/psycho/le-thigh-gap-ou-le-fantasme-d-un-corps-desexualise_1299922.html#i0kww11FdY7XSwP4.99


 

14 Novembre 2013 - Une diététicienne à Ferme Expo

Comme vous le savez, j'intervenais Samedi 9 Novembre sur le Salon de la Gastronomie-Ferme expo, dans l'espace Saveurs Ô Centre. J'avais pour mission d'intégrer certains produits du salon dans des recettes diététiquement correctes. 

 1395371-620693731328927-1581965542-n.jpg

Alors, quel produit choisir ? Quelle recette ? Vous saurez tout !

COMPOTÉE POMMES POTIMARRON MIEL AMANDES EFFILÉES (pour 6 personnes)

- 4 pommes (2 lady, 2 goldens, si vous préférez l'acidité, choisissez la granny)

- 300g de potimarron

- 1 cuillère à soupe de miel

- Quelques amandes effilées

images-2.jpg

Laver le potimarron, le découper (oui oui, la peau se mange !) et le faire cuire au cuit-vapeur, ou cocotte.

Eplucher les pommes, les détailler puis les faire cuire avec 1/2 verre d'eau à feu doux.

Y ajouter le potimarron, puis la cuillère de miel.

Servir tiède, ou froid, avec quelques amandes effilées.

 

Dans quelques jours, la prochaine recette ! 


 

12 Novembre 2013 - Le Bagel, une bonne alternative au jambon-beurre

Pour tous les workeurs et adeptes du sandwich à midi (adeptes ou contraints d'ailleurs), rien de tel qu'un bagel pour faire office de déjeuner. Plus celui-ci sera foncé, plus sa farine sera complète et plus il vous rassasiera ! 

Fait-maison bien entendu, c'est toujours mieux ! Anne, rédactrice du blog papilles et pupilles, poste toujours d'excellentes recettes, simples, rapides, et respectant l'équilibre alimentaire.

Voici sa recette :

Bagels

 
Bagels ©EffieY licence CC BY-NC-ND 2.0

Bagels ©EffieY licence CC BY-NC-ND 2.0

On trouve les bagels dans de nombreux pays, surtout ceux qui comptent une communauté juive Ils sont très populaires aux Etats-Unis Faits de farine blanche, complète ou de seigle, ils sont indifféremment garnis de graines de cumin, de pavot, de sésame ou d’oignon.

Ingrédients pour 10 bagels : 

Pour la pâte :

  • 350 g de farine
  • 190 ml d’eau
  • 1 cuiller à soupe d’huile neutre
  • 1 cuiller à soupe de miel
  • 3/4 de cuiller à café de sel
  • 1 sachet de levure de boulanger

Pour le pochage :

  • 2.5 l d’eau
  • 1 cuiller à soupe d’extrait de malt (ou une cuillère à soupe de sucre roux)

Pour la garniture :

  • 1 blanc d’œuf
  • 10 ml d’eau froide
  • graines de cumin, de pavot ou de sésame ..

Mettez tous les ingrédients de la pâte dans la machine à pain ou dans le robot pétrisseur. Pétrissez jusqu’à ce que la pâte ait une consistance souple et élastique. Vous pouvez également travailler la pâte à la main. Une fois la consistance souhaitée atteinte, laissez lever 1 heure environ à l’abri des courants d’air, le temps que la pâte double de volume.

1 heure après : Déposez la pâte sur un plan de travail légèrement fariné et tassez-la avec le poing pour chasser l’air. Pétrissez-la 1 minute environ avant de la diviser en 10 parts égales que vous façonnez en forme de boules. Déposez-les sur une plaque et laissez reposer 5 minutes.

Aplatissez ensuite délicatement chaque boule avant de faire un trou au centre avec le pouce. Elargissez-le en tournant avec le pouce. N’hésitez pas élargir car, lors de la seconde levée, il va partiellement se reboucher.   (comptez 4 ou 5 cm de diamètre). Déposez ces bagels  sur un plan fariné, couvrez et laissez au chaud 10 à 20 minutes, ou jusqu’à ce qu’ils commencent à lever.

Façonnage

Façonnage

Pendant ce temps, préchauffez le four à 220°C (thermostat 7). Dans une grande casserole, versez de l’eau et 1 cuillère à soupe d’extrait de malt (ou le sucre roux) puis portez l’eau à ébullition. Une fois celle-ci atteinte, baissez le feu et laissez frissonner. Plongez les bagels dans l’eau environ 1 minute, par paquets de 2 ou 3. Ils commencent par s’enfoncer, puis remontent à la surface, c’est signe qu’il faut les retourner, le plus facile étant de s’aider d’une écumoire. Une fois retournés, laissez-les encore 30 secondes avant de les sortir.

Bagels dans l'eau bouillante ©Telstar logistics licence CC BY-NC 2.0

Bagels dans l’eau bouillante ©Telstar logistics licence CC BY-NC 2.0

Déposez-les sur du papier absorbant et recommencez jusqu’à épuisement de la pâte.

Déposez les bagels sur les plaques de cuisson recouverte de papier sulfurisé, biens séparés les uns des autres. Battez le blanc d’oeuf avec un peu d’eau et badigeonnez chaque bagel de ce mélange avant de les saupoudrer avec votre garniture : graines de pavot, sésame ou cumin etc.

Cuisez 20 à 25 minutes, les bagels doivent être bien dorés. Laissez refroidir sur une grille.

Bagels ©Claire Sutton licence CC BY-NC-SA 2.0

Bagels ©Claire Sutton licence CC BY-NC-SA 2.0

Et après, avec quoi garnir les bagels ? 

Il y a le classique : fromage frais, saumon fumé, aneth, le sud américain avec guacamole, poulet,  fromage frais et oignons,  l’estival avec du thon, des tomates et du cream cheese etc..

 

 

28 Octobre 2013

Premier forum du "bien vieillir" à Tours

Samedi 26 octobre 2013 à 13h47

" 60 ans et toutes mes dents" est le premier forum de santé et prévention, à destination des personnes âgées, organisé à Tours. Une dizaine d'ateliers était proposée samedi 26 octobre à la salle Champ Girault. Alimentation, soin corporel, mémoire : tous les thèmes étaient abordés.

Les professionnels répondent à toutes les questions des seniors.   © Radio France

"Les plus âgés n'ont pas vraiment l'habitude de prendre soin d'eux."  
Marie-Claude Fourrier, présidente de la CLCV 37.

 

Lecture
Comment mieux m'alimenter ? Comment reprendre une activité physique régulière? Ma mémoire est-elle encore en bonne état? Autant de questions que se posent aujourd'hui beaucoup de seniors et auxquels répondaient samedi 26 octobre une dizaine de professionnels, au forum "60 ans et toutes mes dents".

"Le constat est simple, explique Marie-Claude Fourrier, co-organisatrice de la journée et présidente de la CLCV 37. Les plus de 60 ans ont toujours beaucoup travaillé sans vraiment penser à leur bien-être, leur santé ou leurs envies. Nous voulons leur donner accès à tout cela."  Josée, elle, est ravie. "A 67 ans, je me pose beaucoup de questions car mon corps change mais je n'ose pas trop aller chez le médecin et le déranger avec ces petites broutilles. Ici tout est à disposition et je ne dérange personne."  

Aborder tous les sujets, sans tabou, et permettre à chacun de conserver son autonomie le plus longtemps possible, c'est bien l'objectif de ce forum du "bien vieillir" pour Julie Capelle, diététicienne à Tours et co-organisatrice.

 
 
"Les personnes âgées doivent continuer à se projeter dans le futur." Julie Capelle, diététicienne.  

 

Atelier diététique, massage, test de mémoire, gym adaptée... Plusieurs ateliers autour de la santé et du soin physique étaient proposés. Mais la CLCV tenait aussi une stand de prévention contre les vols et les arnaques, en partenariat avec la gendarmerie et la police nationale. "Les plus de 60 ans sont souvent isolés et particulièrement vulnérables. Nous devons aussi agir en amont, pour éviter qu'elles ne se mettent en danger ou ne perdent toutes leurs économies, " raconte Marie-Claude Fourrier. Un message entendu par les nombreux participants particulièrement curieux. D'ailleurs après le succès de cette première journée, les organisateurs pourraient bien renouveler l'expérience l'année prochaine.

Source : http://www.francebleu.fr/infos/premier-forum-prevention-et-sante-pour-les-seniors-tours-965860


 

 

23 Octobre 2013 - Cinq applis pour consommer local !

Vous êtes locavores ou souhaitez le devenir ? Voici cinq applications sur lesquelles vous pourrez compter dans n’importe quelle situation pour trouver les meilleurs producteurs locaux !

Keldelice, les bons plans du terroir par le Crédit Agricole ©CA

Keldelice, les bons plans du terroir du Crédit Agricole

Cette application propose un très grand choix d’endroits où trouver les meilleurs produits du terroir avec pas moins de 10 000 producteurs, tous géolocalisés.

Vous avez également la possibilité de visionner des photos de l’exploitation, de savoir quels sont les produits vendus et un détail, néanmoins important, de voir si les producteurs sont présents sur les marchés du coin.

Le plus ? L’application propose de découvrir 1 300 spécialités gastronomiques françaises. Elles sont toutes géolocalisées sur une carte de France.

L’application est disponible en téléchargement sur l’Apple Store et 
Google Play .

Bienvenue à la ferme

Plus de 6 000 agriculteurs sont présents sur cette application qui vous propose de découvrir les bons plans de nos régions. Les produits du terroir sont partout et sous toutes les formes : en vente directe, en panier pique-nique, en plat préparé, etc.

Le plus ? Vous n’êtes pas obligé d’être connecté au réseau pour visionner les producteurs proches de vous.

Elle est disponible sur Iphone et Androïd.

Vous cherchez un producteur dans les 200 km, utilisez l'appli 200 km à la ronde ! ©FranceTV

200 km à la ronde

Cette application Facebook permet à tous de trouver, dans un périmètre donné, les producteurs pratiquant la vente en circuit-court. Indiquez simplement le nom de votre ville pour identifier d’un clic les producteurs situés à 25, 50, 100 ou 200 kilomètres à la ronde.

Le plus ? L’application fait suite à une émission diffusée sur France 5 où une famille de cinq personnes devaient s’approvisionner uniquement en produits locaux. Vous pouvez retrouver quelques extraits de leurs aventures sur un blogmais aussi des recettes et des bonnes adresses.

Retrouvez cette application sur le réseau social Facebook.

Gastronomie en Aquitaine

Pruneaux d’Agenjambon de Bayonne et fromage de brebis Ossau-Iraty ne sont peut-être qu’à quelques kilomètres de vos papilles. Pour le savoir, Gastronomie en Aquitaine vous invite à découvrir son système de géolocalisation qui répertorie les producteurs les plus proches de vous... de la région Aquitaine uniquement.

L’application met également à la disposition de l’utilisateur : l’adresse, le numéro de téléphone, les coordonnées GPS de la ferme et propose également un lien vers son site internet.

Le plus ? Des recettes de chefs comme Philippe Etchebest qui valorisent les produits régionaux. Elles sont classées par temps de préparation, difficultés, nombre de personnes, etc.

À télécharger sur l’Apple Store.

Baladovore, l'appli pour trouver les producteurs locaux partout en France ©Baladovore

Baladovore

Vous en avez marre de passer à côté de tous les bons produits locaux des régions où vous allez ? Avec Baladovore, trouvez une liste de bonnes adresses de petits producteurs situés partout en France.

L’appli propose une carte sur laquelle sont géolocalisés les producteurs avec leurs coordonnées ainsi qu’une présentation de leurs différents produits.

Le plus ? Les producteurs sont recommandés par des chefs et chacun d’entre-eux possède une fiche sur laquelle on peut voir le nombre de « j’aime » qu’il a reçu de la part de ses visiteurs.

Pour télécharger l’application Baladovore, rendez-vous sur Itunes.

 


 

16 Octobre 2013 - Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire

10gesteantigaspi-cle4fcccb.jpg

Source : http://alimentation.gouv.fr/journee-anti-gaspillage/Les-10-gestes-anti-gaspi


 

13 Octobre 2013 - Retour sur les légumes oubliés

legumes-oublies.png

 

Qui sont-ils ?

Topinambours, rutabagas, crosnes, panais, carottes anciennes, betterave, romanesco, chou rave, potimarron et potiron, courge, pâtisson, cardon, raifort, salsifis, butternut, fève, navet, vitelotte .... Bien entendu, cette liste n'est pas exhaustive, c'est une grande famille !

Pourquoi ont-ils été oubliés ? 

Consommés en période de guerre, ces légumes ont cette connotation négative de crise, famine. Seuls légumes laissés aux populations par les Allemands (à croire que ceux-ci n'étaient pas assez savoureux), vos grands-parents ont fait des cures de rutabaga, topinambours etc... À la sortie de cette période de tension, ces légumes ont été laissés comme principal met aux cochons.

Pourquoi reviennent-ils d'actualité ?

La saisonnalité des produits devient un critère de choix pour le consommateur. Alors s'il ne veut pas, en période hivernale, faire de régimes "choux" ou "carottes vichy", le consomm-acteur- est bien forcé d'élargir sa palette de légumes. Pour cela, rien de tel que les légumes oubliés, supportant bien les gelées hivernales, qui sont économiquement très intéressants. De plus, côté nutrition, #yapamieux# ! Des fibres, des protéines végétales, de l'inuline pour le topinambour, un faible apport calorique, un IG faible, une action sur la satiété, un apport hydrique .... Oui, oui, oui, mangeons des légumes anciens.

Finalement, à l'occasion de la semaine du goût, nous avons remis à l'honneur ces légumes au cours d'un cours de cuisine ... C'était hier !

flyer-d-invitation.jpg

L'objectif de cet atelier était de découvrir les légumes oubliés, mais SURTOUT d'apprendre à les cuisiner. Car oui, c'est bien beau de vouloir les déguster, mais crus ... c'est pas fameux ! Equipées (et oui, les femmes étaient en majorité ... Messieurs, vous n'êtes pourtant pas exclus de nos cuisines !) de nos fouets, couteaux et tablies, nous avons remis au goût du jour ces légumes oubliés.

Quelques photos, et les recettes bien sûr, ci-dessous :

dscn5431.jpgdscn5438.jpgVelouté de topinambours au chèvre frais

dscn5437.jpg

Millefeuille de légumes anciens et son crumble de mendiants

dscn5436.jpg

 Cheesecake au potimarron et aux épices (alors lui ... elles l'ont dévorées !)

Maintenant, à VOS tabiers :

cheesecake-au-potimarron-et-aux-epices.pdf cheesecake-au-potimarron-et-aux-epices.pdf

millefeuille-de-legumes-oublies-1.pdf millefeuille-de-legumes-oublies-1.pdf

veloute-de-topinambours-au-chevre-frais-1.pdf veloute-de-topinambours-au-chevre-frais-1.pdf

 


 

10 Octobre 2013 - 'Miam, le polystyrène' : Les galettes de riz soufflé

Galette de riz soufflé : un faux allié santé

galettes-de-riz-bien-les-choisir-exact441x300.jpg

 

Les galettes de riz soufflé sont souvent présentées comme un aliment sain et savoureux. Elles sont encore mises en avant par des régimes amaigrissants et par des magasins diététiques et bio pour leurs caractères peu calorique et coupe-faim. Elles sont même recommandées par certains professionnels de la diététique comme d’un aliment qui peut être consommé sans restriction tout en contribuant à son amincissement. Les galettes de riz soufflé sont pourtant loin d’être l’aliment idéal pour aider quelqu’un à garder la ligne et sa santé. Pouvons-nous en abuser sans risque ?

Les galettes de riz soufflé possèdent un index glycémique de l’ordre de 85 et une charge glycémique de 60. L’impact d’une telle augmentation de la glycémie représente une véritable agression pour l’organisme. A titre de comparaison, le sucre de table, qui est loin d’être recommandé pour la santé, possède un index glycémique de 70 et une charge glycémique proche de 60. Pour l’organisme, consommer des galettes de riz soufflé revient à peu près au même que consommer du sucre, le goût sucré en moins pour celles qui sont nature ou salé.

La consommation d’aliments aussi glycémiants que les galettes de riz n’est pas sans conséquences. En effet, les fortes hyperglycémies à répétition sont toxiques pour l’organisme, elles ont un effet dévastateur. Elles provoquent des lésions au niveau du système circulatoire (artères, veines) avec pour résultats une élévation du taux de cholestérol, un épaississement des parois des artères et une perte d’élasticité de tous les vaisseaux sanguins. Elles contribuent à un vieillissement prématuré du corps tout entier. Pour lutter contre cette toxicité, le pancréas doit travailler de manière excessive et peu ainsi se fatiguer prématurément avec l’apparition de la résistance à l’insuline puis du diabète.

De plus, toute hyperglycémie et suivie d’une hypoglycémie proportionnelle à l’intensité de l’hyperglycémie. Les aliments qui induisent de fortes hyperglycémies ne sont pas rassasiant dans les temps. L’hypoglycémie, qui s’ensuit quelques heures après, est accompagnée d’une fausse faim, appelée fringale, avec comme symptômes des difficultés de concentration et d’attention, des vertiges, une faiblesse musculaire, un coup de pompe, etc. Par conséquent, l’envie de manger quelque chose, souvent sucrée, est beaucoup fréquente après avoir consommé un aliment qui élève fortement la glycémie qu’après un aliment l’élevant modérément.

Pour en finir avec ce joyeux tableau, lorsque l’organisme se trouve dans une situation d’hyperglycémie importante, il n’utilise plus ses réserves de graisses comme sources d’énergie et il fait plus facilement de nouvelles réserves de graisses. Cette situation ne va pas dans un sens favorable à la perte de poids et lorsqu’elle devient trop fréquente, elle contribue à la prise de poids.

Malgré ce tableau catastrophique, il faut être réaliste, ce n’est pas en consommant un ou deux galettes de riz soufflé de temps en temps que vous allez détruire votre corps. C’est la répétition de la consommation de produits hyperglycémiants qui vous seront préjudiciables. Cela est d’autant plus problématique lorsque l’aliment consommé est considéré comme un sain car il peut être surconsommé.

Les galettes de riz soufflé peuvent très favorablement être remplacées par un morceau de pain complet ou demi-complet, élevant beaucoup moins la glycémie et plus rassasiant. Une poignée de fruits oléagineux (noix, noisettes, amandes, etc.) non grillés et non salés peuvent aussi être une bonne alternative bien que très caloriques mais avec des bonnes graisses. Les mieux étant bien évidemment, s’il s’agit d’une collation, de remplacer les galettes de riz soufflé par des fruits frais, peu caloriques, très nutritifs, riches en eau, en fibres et plus rassasiants.

 

Source : http://www.hygienenaturelle-alimentation.com/article-galettes-de-riz-souffle-un-faux-allie-sante-106907600.html


 

8 Octobre 2013

98478-la-semaine-du-gout-2013.jpg

Dans moins d'une semaine, le goût sera mis à l'honneur ! Une réelle opportunité pour la diététicienne de montrer ce dont elle est capable. 

Tout d'abord, la semaine du goût, c'est quoi ?

Cet événement, devenu incontournable, promeut l’éducation au goût et l’expertise des chefs et artisans de France, afin de valoriser le patrimoine alimentaire français, de la terre à l’assiette.

Rendez-vous du 14 au 20 octobre 2013 pour découvrir la nouvelle édition de La Semaine du Goût!

Placée sous le signe des rencontres et du partage, cette 24ème éditionsera marquée par de nombreux événements à l'instar des Leçons du Goûtdans les écoles primaires, la Chaîne du Goût dans les collèges, Chef sur le Campus au sein des universités et la 2ème Rencontre Nationale des Chefs de demain pour les apprentis cuisiniers. 

Les plus grands vivront aussi des expériences gustatives multiples avec les Ateliers du Goût partout en France et les Tables du Goût des restaurants partenaires. A vos fourchettes !

Bon et à mon niveau, vous savez, le petit échelon, la petite touraine .. ça donne quoi ?

Pour cette année, je n'organise aucun évènement ouvert aux grands publics (vivement l'année prochaine !). Pourtant, pas de répis pour ma pomme : un atelier cuisine "Légumes oubliés remis au goût du jour" en partenariat avec la CLCV 37 et la MACIF, un rallye diététique (préparation d'un apéritif déjeunatoire, 4 équipes, des vainqueurs... Oui oui, pas si loin de top chef !) au centre social de la rabière, des séances de dégustation, des sensibilisations aux 5 sens, de la cuisine insolite -sans limite- et encore pleins de belles aventures !

Pour connaître les évènements organisés en Indre et Loire, c'est ICI.

 

Et vous, à votre niveau, comment participer à la semaine du goût ?

 Tout simplement, en cuisinant des produits inhabituels, en faisant découvrir épices et aromates à vos enfants, en éveillant leur curiosité culinaire, en leur confiant les rênes de la cuisine (soit pour une soirée, mais c'est toujours ça), en les sensibilisant aux 4 saveurs fondamentales (quelles sont-elles ? ..... ..... .... ..... et une petite dernière venue du Japon ......), en les amenant au marché : laisser les toucher les légumes, les choisir, créer leur recette ...

 

BREF, la semaine du goût, on peut tous y participer ... à sa manière !

 

Savoureusement,


 

 

 

 

  

28 Septembre 2013 - MÉDITATION : MANGER EN PLEINE CONSCIENCE

Préparation :

 

  • Dans un bol ou une assiette, préparez une petite portion d’un aliment qui vous fait vraiment plaisir. Peu importe sa densité calorique, ou ses caractéristiques nutritionnelles.
  • Il est préférable - mais pas obligatoire ! – de choisir aliment que vous pouvez prendre dans votre main sans trop de difficultés. Du chocolat, par exemple, risque de fondre et de vous distraire de l’exercice ! Quelques chips, si vous aimez cela, un fruit ou un bonbon mou feront l’affaire.
  • Faites cet exercice quand vous ressentez une faim “moyenne”, que vous coteriez à 3 sur une échelle de 0 à 5 (0 = pas du tout faim, 5 = faim insoutenable).
  • Choisissez un endroit calme. Débranchez votre portable ! Assurez-vous que vous ne serez pas dérangé.
  • Si vous éprouvez des difficultés ou si vous êtes curieux, faites l’exercice en changeant de main (la main gauche si vous avez l’habitude de manger avec la main droite). Vous vous désengagerez plus facilement du pilote automatique et chaque bouchée sera plus remarquée et plus savourée !
  • Lorsque vous aurez pratiqué cet exercice quelques fois, variez les plaisirs, en changeant d’aliment et/ou de contexte (on peut même arriver à faire cet exercice – plus discètement – au restaurant ou à la cantine au boulot) !

 

 

Exercice : 

“Ce que j’aimerais que vous fassiez, c’est que vous vous focalisiez sur l’ aliment que vous avez préparé et que vous vous imaginiez que vous n’avez jamais rien vu de pareil auparavant.

 

Imaginez que vous descendez de Mars à l’instant et que vous n’avez jamais rien vu de tel de toute votre vie.

 

Prenez un de ces objets et tenez-le entre l’index et le pouce.

Prenez soin de le regarder.

Regardez-le soigneusement, comme si vous n’aviez jamais rien vu de tel auparavant.

Tournez-le entre vos doigts. Examinez minutieusement sa couleur et sa forme.

Examinez les reliefs où la lumière brille … les coins et les plis plus sombres.

Laissez vos yeux explorer chacune de ses parties, comme si vous n’aviez jamais rien vu de tel auparavant.

 

Laissez cet objet reposer dans le creux de votre main. Sentez son poids et sa texture contre votre peau. Est-il lourd ou léger, rêche ou doux ?

Prenez l’objet entre vos doigts. Sentez ses rebords et sa forme. Sentez les sensations qu’il produit dans vos doigts. Comparez aux sensations ressenties lorsque vous teniez l’objet dans le creux de votre main.

 

Et si, en faisant cela, des pensées vous viennent à l’esprit, telles que « c’est vraiment étrange ce que nous sommes en train de faire », « quel est le but de ceci ? » ou « je n’aime pas cet exercice », alors, notez-les simplement comme des pensées et ramenez votre conscience vers l’objet et le moment présent.

 

Et maintenant, sentez l’objet, portez-le à votre nez, et à chaque inspiration, notez soigneusement son odeur.

 

De nouveau, si en faisant cela, des pensées vous viennent à l’esprit, des souvenirs ou des images, notez-les simplement comme des pensées, souvenirs, images et ramenez votre conscience vers l’objet et le moment présent.

 

Maintenant, amenez lentement l’objet à votre bouche, en remarquant peut-être comment votre main et votre bras savent exactement où aller, en remarquant peut-être que votre bouche salive alors que l’objet s’approche.

 

Mettez doucement l’objet dans votre bouche, sans le mordre, et remarquez de quelle manière il est « accueilli », en explorant simplement les sensations qu’il provoque. Sentez ce que cela fait de passer votre langue sur cet objet, sans encore le croquer.

 

Lorsque vous serez prêt, mordez très lentement et consciemment et notez le goût que l’objet libère. Remarquez peut-être que votre bouche salive. Est-ce que cet objet est croquant, juteux, mou, coulant, crémeux ? Est-il sucré, salé, amer ? Qu’entendez-vous ? Entendez-vous le son de votre mastication ?

Quelles émotions ressentez-vous ? Ressentez-vous du plaisir ? Prenez pleinement conscience de ce plaisir … Accueillez ce plaisir, laissez-le Etre sans le juger, ni vouloir le modifier, ici et maintenant, dans l’instant présent. Célebrez ce plaisir, ici et maintenant.

 

Mâchez l’objet lentement. Remarquez la salive dans votre bouche. Le changement de consistance et de goût de l’objet au fur et à mesure où vous mâchez.

 

Ensuite, lorsque vous vous sentez prêt à avaler, regardez si vous pouvez d’abord détecter l’intention d’avaler au fur et à mesure qu’elle se forme dans votre tête, de telle sorte que vous expérimentiez cette pensée consciemment avant même de réellement avaler l’objet.

 

Pour terminer, voyez si vous pouvez observer les sensations qui surviennent quand vous avalez l’objet. Son passage dans votre gorge, sa descente et son arrivée dans votre estomac.

 

Prenez conscience que votre estomac contient un objet de plus.”

 

 

A la seconde portion/bouchée …

 

“Prenez une seconde portion de l’aliment. Essayez de remarquer comment se positionnent votre main et votre bras, leur mouvement alors que vous prenez cette seconde portion.

 

A nouveau, prenez soin de regarder. La couleur, la forme, les reliefs, les coins, les plis. Comme si vous n’aviez jamais vu une telle chose auparavant.

 

Sentez le poids et la texture contre votre peau. Sentez les rebords et la forme. Ainsi que les sensations que l’objet produit dans vos doigts ou dans le creux de votre main.

 

Si, pendant l’exercice des pensées vous viennent à l’esprit comme “je voudrais que cela aille plus vite”, “je n’y arrive pas”, ou ”c’est une perte de temps”, alors, notez-les simplement comme des pensées et ramenez votre conscience vers l’objet et le moment présent.

 

A nouveau, sentez l’objet. A chaque inspiration, notez soigneusement son odeur.

 

Et, si en faisant cela, des pensées, images, souvenirs vous viennent à l’esprit, notez-les simplement comme des pensées, images souvenirs et ramenez votre conscience vers l’objet et le moment présent.

 

Amenez lentement l’objet à votre bouche en remarquant le mouvement de votre main et votre bras. Votre bouche qui salive, peut-être.

 

Mettez doucement l’objet dans votre bouche. Accueillez-le sans le mordre. Notez les sensations qu’il provoque. Passez la langue sur cet objet et notez ce que vous ressentez.

 

Lorsque vous vous sentez prêt, mordez très lentement et consciemment. Notez le goût que l’objet libère. Votre bouche qui salive. Notez les sons de votre mastication. Notez vos émotions. Ressentez-vous du plaisir ? Accueillez ce plaisir, laissez-le être dans l’instant present. Célébrez ce plaisir.

 

Mâchez l’objet lentement. Remarquez la salive dans votre bouche. Remarquez le changement de consistance et de goût au fur et à mesure où vous mâchez.

 

Essayez de noter l’intention d’avaler au fur et à mesure où elle se forme.

 

Lorsque vous vous sentez prêt à avaler, allez-y et notez les sensations que vous ressentez. Le passage dans votre gorge. La descente vers et l’arrivée dans l’estomac.

 

Prenez conscience que votre estomac contient une bouchée de plus.”

 

 

Au fur et à mesure des bouchées …

 

“Au fur et à mesure des bouchées, remarquez comment votre faim et votre plaisir se transforment graduellement en satisfaction. Essayez de noter l’instant exact où vous ne sentez plus la faim et où vous vous sentez satisfait de votre aliment.

 

Encore une fois, si, pendant l’exercice, des pensées vous viennent à l’esprit comme “je voudrais que cela aille plus vite”, “je n’y arrive pas” ou “c’est une perte de temps”, alors, notez-les simplement comme des pensées et ramenez votre conscience vers l’objet et le moment présent. Faites de même pour les images, les souvenirs, les impulsions et les envies.

 

Prenez votre temps. Ne mettez fin à l’exercice que quand votre faim et votre plaisir ont disparu et sont remplacées par de la satisfaction.”

 

___________________________________________

Exercice repris et adapté de l’Exercice du Raisin, In “Thérapie cognitive de la pleine conscience” - Zindel Segal, Mark Williams, John Teasdale. (© emmanuellehayward)

Source : http://haywardpsy.be/exercices-2/m-ditation-manger-en-pleine-conscience.html


 

11 septembre 2013 - Rubrique "J'ai testé pour vous ..."

Du local, du coup de coeur, 2 acteurs en Touraine à ne pas louper !

Il y a des jours où tu as bien fait de te lever. Ces jours là, tu les apprécies car tu as appris, tu as échangé, bref, tu as avancé. (Mouai, un américain me dirait "difficile pour un 11 septembre"). Alors, Alors ? Rien de tel qu'un partage de bonnes adresses. 

 

La première découverte de ma journée sera culinaire : un repas improvisé avec Marie, responsable de l'antenne 37 de la FRAPS (#laFRAPSc'estkoi?#), nous amène à la table de Georges. Georges, un personnage hors du commun, à découvrir au plus vite. Une table simple, dans un cadre convivial, chaleureux et authentique. La cuisine y est goûteuse, les aliments de qualité, les saveurs allègrement maîtrisées... Pour 15 euros, Georges vous sert une entrée, un plat et un dessert. Le seul reproche que l'on pourrait faire à Georges : il n'est pas ouvert le soir ! 

Le service y est rapide, alors pas d'excuses, on prend son agenda et on bloque rapidement une date pour découvrir le voyage culinaire de Georges.

La cuisine de Georges c'est ICI.

lacuisine-de-georges.jpg

La seconde découverte de ce jour : la sophrologie. Et oui, en période de crise, on stresse, on bouge, on ne prend plus le temps ... de prendre le temps. Alors ça y'est, rendez-vous pris avec Sarah pour 1h00 de lacher prise (ma voix intérieure me répétant "mouai, lacher prise, lacher prise, c'est pas pour moi ça..."). Je laisse tout de même sa chance à Sarah. Bercée par sa douce voix, Sarah réussit à m'enmener loin de son cabinet, à bloquer le temps.

Une expérience à ré-itérer. 

Plus d'informations concernant la pratique de Sarah André, Sophrologue : ICI.

 Il me semble important de préciser que dans le cadre d'une perte de poids, la sophrologie peut s'avèrer être une discipline extrêmement complémentaire au ré-équilibrage alimentaire. Par des exercices de respiration, de pleine conscience, vous pouvez gérer vos compulsions alimentaires émotionnelles.

 

unknown-1.jpg


 

5 septembre 2013

 

Dressage de table - Les basiques :

1278879-520686781355929-778217980-o-2.png 


 

30 août 2013

 

L'activité physique met la maladie K.-O.

Nombreuses sont les études scientifiques vantant les bienfaits de la pratique d'une activité physique pour la santé. Dans certains cas, elle peut même remplacer les médicaments. Alors, consultez votre médecin pour éliminer les contre-indications éventuelles, et lancez-vous...

 

L'activité physique met la maladie K.-O.

Les Français ne se dépensent pas suffisamment. Selon le premier baromètre national sport/santé de la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (Ffepgv), paru en 2012, ils ne sont que 48 % à exercer une activité sportive au moins une fois par mois et 39 % une fois par semaine. C’est trop peu.

L’évolution du mode de vie a progressivement entraîné une modification des comportements en matière d’activité physique : l’accroissement du travail sédentaire, les transports motorisés et les activités de loisirs physiquement passives (télévision, jeux vidéo…) ont diminué nos dépenses énergétiques. Et pourtant, diverses études démontrent les bénéfices incontestés pour la santé d’une activité physique ou sportive régulière.

Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), pratiquer une activité physique modérée (c’est-à-dire durant laquelle on est capable de tenir une conversation) trois heures par semaine ou une activité intense (l’effort doit être tel que l’on est essoufflé) trois fois vingt minutes par semaine réduit de 30 % le risque de mortalité prématurée !

Coeur, cerveau, os... ses nombreux bienfaits sur la santé

D’un point de vue physiologique, l’activité physique prévient diverses affections : elle préserve le capital osseux, ce qui protège de l’ostéoporose, elle permet une meilleure résistance aux infections, retarde le vieillissement cérébral et l’apparition de maladies neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer, diminue l’anxiété et le risque de dépression, améliore le taux de cholestérol et intervient dans la prévention et le traitement des maladies ostéo-articulaires (lombalgie chronique, arthrose, rhumatisme et polyarthrite rhumatoïde) du fait de son effet positif sur l’élasticité des tendons et des ligaments. Elle a également un effet relaxant, apaise la douleur et améliore donc le bien-être des malades.

L’activité physique agit tel un médicament pour faire baisser la glycémie (le taux de sucre dans le sang).« Elle diminue de 50 % le risque de développer un diabète de type 2 chez les sujets intolérants au glucose et limite les complications liées à la maladie lorsque le diabète est déjà installé, fait remarquer le Pr Martine Duclos, chef du service de médecine du sport et d’explorations fonctionnelles au Chu de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). L’activité physique agit en réduisant la résistance à l’insuline et améliore le transport et l’utilisation du glucose par les muscles ».

Un bénéfice pour les malades du cancer

Autre effet notable : son impact dans la prévention des cancers.« Une heure de marche trois fois par semaine réduit de 25 % le risque de survenue de cancer du sein, de la prostate, de l’utérus, du côlon ou du poumon non lié au tabac », explique Thierry Bouil­let, cancérologue au Chu Avicenne à Bobigny (Seine-Saint-Denis) et président de la Fédération nationale sport et cancer Cami [Cancer arts martiaux et informations].

De même,« l’activité physique, maintenue pendant et après les traitements, réduit de 50 % le risque de rechutes chez des patients atteints de cancer du sein, du côlon ou de la prostate, quel que soit le diagnostic de départ », reprend le Dr Thierry Bouillet. On comprend aujourd’hui mieux pourquoi ces cancers sont particulièrement réceptifs à l’activité physique : celle-ci accélère le transit intestinal, réduisant ainsi le temps d’exposition de la muqueuse digestive aux substances cancérigènes d’origine alimentaire. Elle réduit également les taux d’œstrogènes, d’insuline et de leptine, des hormones connues pour favoriser la croissance des cellules cancéreuses. Pour qu’il y ait un réel effet, l’activité physique doit être assez soutenue – pour le cancer du sein, il faut pratiquer environ trois heures de marche rapide par semaine, pour les deux autres cancers, c’est le double. Enfin, les effets ne se font sentir qu’après six mois.

Au regard de ces résultats très encourageants, la Fédération nationale sport et cancer Cami a mis en place des activités variées et adaptées (danse, gymnastique, patinage artistique, karaté, cirque…) pour les patients en cours de traitement ou en phase de rémission, avec des professionnels spécifiquement formés aux problématiques de ces patients tant sur le plan des soins, de la psycho-oncologie, que des capacités physiques pendant et après les traitements.

De même, l’activité physique fait partie intégrante des programmes d’éducation thérapeutique pour les personnes atteintes de broncho-pneumopathie chronique obstructive (Bpco), d’asthme ou de maladies cardio-vasculaires.« Bouger une heure et demie à trois heures par semaine réduit l’hypertension artérielle et améliore la fluidité du sang, ce qui évite la formation de caillots sanguins, explique le Pr François Carré, cardiologue au Chu de Rennes (Ille-et-Vilaine). Le cœur ralentit du fait de la réduction de l’activité du nerf sympathique. Les cellules musculaires des parois des vaisseaux sanguins se relâchent mieux, et le calibre des vaisseaux augmente : la circulation sanguine est plus efficace et le cœur se fatigue moins. Tous ces bénéfices concourent à prévenir le risque de survenue de problèmes cardiaques et de récidive après un accident cardio-vasculaire ».

Marche, vélo, jardinage... tout est bon pour bouger

« Il faut revenir aux fondamentaux, car on a trop vite oublié que nos gènes étaient programmés pour bouger. Ils ne sont pas adaptés à notre mode de vie sédentaire », explique le Pr Martine Duclos. Bonne nouvelle pour les plus récalcitrants : par activité physique, on entend bien sûr la pratique d’un sport, mais aussi toute l’activité réalisée dans le cadre de la vie professionnelle et de la vie courante (ménage, bricolage, jardinage…).« On peut fractionner les trente minutes d’activité minimales préconisées en garant sa voiture plus loin le matin pour s’accorder dix minutes de marche rapide, en descendant une station de métro avant celle prévue, en marchant d’un pas soutenu pendant sa pause-déjeuner, en utilisant les escaliers ou en allant au travail à vélo…

Toutes les occasions sont bonnes pour retrouver le réflexe de bouger », explique Jean-François Toussaint, cofondateur et directeur de l’Institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport (Irmes). Natation, course à pied, danse, aquagym, vélo, tennis, badminton… peuvent compléter le tableau. A chacun de trouver la discipline qui lui permettra d’être le plus constant possible, l’idéal étant de pratiquer une activité physique tout au long de sa vie, en l’adaptant à l’évolution de ses capacités physiques et de ses envies.

A quand une prise en charge par la Sécurité sociale ?

Au regard des différentes études qui prônent les vertus de l’activité physique, certains acteurs de la santé s’interrogent sur sa prise en charge par la Sécurité sociale, pour raison médicale. L’Imaps, créée par le mouvement mutualiste pour promouvoir la pratique de l’activité physique pour tous, propose que l’assurance-maladie et les complémentaires santé remboursent à hauteur de 150 euros par an les frais occasionnés par la pratique d’une activité physique pour les personnes souffrant d’une affection longue durée (Ald). Elle chiffre à 56,2 millions d’euros par an les économies que cela pourrait représenter pour le système de soins si 10 % des personnes en Ald pouvaient en bénéficier. A Strasbourg, la caisse primaire d’assurance-maladie rem­bourse déjà aux usagers l’abonnement au système de vélos en libre-service de la ville. A bon entendeur…

 

Source : http://www.viva.presse.fr/activite-physique-met-la-maladie-k-o-162287


 

31 Juillet 2013

CALENDRIER DE RECETTES " TOUS A TABLE "

calendrier-2008.jpg

 

à télécharger ici

 


 

22 Juillet 2013

Alors que le thermomètre atteint les 34°C dans notre chère touraine, quelques recommandations nécessaires :

Fortes chaleurs : Adapter son alimentation

Recommandations faites par l’Anses dans le cadre du plan national canicule

Lorsqu’il fait chaud, notre corps fait en sorte que notre température reste stable ce qui occasionne des pertes en eau plus importantes qu’habituellement. Les périodes de fortes chaleurs augmentent ainsi les risques de déshydratation.

 

Pour lutter contre les risques de déshydratation :

  • Buvez régulièrement sans attendre d’avoir soif,
  • Evitez l’alcool qui favorise la déshydratation ainsi que les boissons à forte teneur en sucre ou en caféine qui ont un effet diurétique,
  • Enfin, pensez aux aliments riches en eau (fruits, légumes, laitages, …) qui permettent de compléter vos apports en eaux.

Les travailleurs manuels travaillant notamment à l’extérieur et les personnes exerçant une activité sportive en plein air sont particulièrement exposés au risque de déshydratation en cas de température ambiante élevée. Il est ainsi primordial qu’ils aient des apports en eau suffisants pour compenser les pertes et qu’ils se protègent de la chaleur autant que possible.

 

Des recommandations spécifiques aux populations sensibles

Une attention particulière est nécessaire durant ces périodes en ce qui concerne les personnes âgées de plus de 65 ans, les nourrissons et jeunes enfants (moins de 3 ans), car ils sont particulièrement exposés aux risques de déshydratation et de coup de chaleur quand la température ambiante est élevée.

Les enfants sont constitués à 90% d’eau, les adultes à 70% et les personnes âgées à 60%. Ces dernières ont une capacité diminuée pour lutter contre la chaleur par la transpiration. Au delà des recommandations générales qui permettent de réduire les risques de déshydratation, des conseils de consommation alimentaire appropriée sont destinées à ces populations pour assurer leur équilibre en eau.

 

Personnes âgées

Les personnes âgées ont également un fonctionnement rénal diminué : ils ont alors plus de difficultés à éliminer l’eau dans les cas d’apport excessifs. Il faut alors que le sujet consomme suffisamment d’eau tout en évitant les excès.

  • Il est conseillé de boire au minimum l’équivalent de 8 verres d’eau par jour (soit 800 mL), l’idéal étant une consommation quotidienne de 13/14 verres.
  • En période de forte chaleur, la chloration de l’eau du robinet peut être accrue pour des raisons de sécurité sanitaire d’ordre microbiologique. Le goût de chlore peut disparaître si on laisse l’eau reposer quelques minutes après l’avoir tirée du robinet.
  • Consommer des eaux moyennement minéralisées (faible pouvoir osmotique) : faire par exemple des mélanges d’eau gazeuse (fortement minéralisée) et d’eau du robinet.
  • Essayer de boire régulièrement afin d’anticiper la sensation de soif.

Si vous n’appréciez pas les eaux « natures », vous pouvez diversifier vos apports en eau en consommant :

  • du thé ou café frais
  • du sirop dilué dans de l’eau ou apporté sous forme de glaçons
  • des gaspachos ou soupes froides
  • des compotes de fruits
  • des sorbets préférables aux glaces, car plus riches en eau
  • des jus de fruits
  • des fruits et légumes riches en eau comme la pastèque, le melon, les fraises, les pêches, les tomates, les courgettes et concombres
  • des yaourts (1 yaourt hydrate aussi bien qu’un verre d’eau), du fromage blanc) 

 

Jeunes enfants (moins de 3 ans) 

  • Proposez-leur à boire très fréquemment, au moins toutes les heures durant la journée, en leur donnant de l’eau fraîche, au biberon ou au verre selon son âge, sans attendre qu’ils manifestent leur soif.
  • La nuit, proposez leur de l’eau fraîche à boire au moment des réveils.
  • Pour les enfants dont l’alimentation est diversifiée : privilégier les fruits frais (pastèque, melon, fraise, pêche) ou en compote, les légumes verts (courgettes et concombres) ou les laitages (yaourts ou fromage blanc) au moment des repas (quand son alimentation est diversifiée).

Source : http://www.anses.fr/fr/content/fortes-chaleurs-adapter-son-alimentation

 


 

12 juillet 2013

Idées pour un pique-nique idéal

Soleil, mer, sable ou campagne en perspective ? Pour allier plaisir de la table et farniente, optez pour le panier pique-nique : plus économique et tout aussi savoureux ! Et adieu œufs durs, chips et poulet mayonnaise ! Aujourd’hui, le pique-nique se veut plus léger, appétissant et ludique ! Quelques idées « fait-maison » !

1-Rincez, épluchez et émincez finement 4 betteraves.
2- Les étaler sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou sur une plaque en silicone, et huilez les tranches de betterave à l’aide d’un pinceau.
3- Enfournez pour une dizaine de minutes de cuisson sur chaque face, à four préchauffé à 190°C.
4- Attention, suivant les fours et l’épaisseur des tranches de betterave, la durée de cuisson peut être plus ou moins longue, surveillez la cuisson de vos chips afin qu’elles ne brûlent pas.
Recette © Je suis une quiche en cuisine mais je me soigne

Des mini cannelés au chou fleur

1- Faites cuire 180 g de fleurettes de chou-fleur à la vapeur durant 15-20 min.
2- Dans un cul de poule : mélangez au fouet 20 g farine, 1 œuf, 25 g de parmesan, 10 cl lait et 10 g de beurre fondu.
3- Mixez les fleurettes de chou-fleur cuites et mélangez les deux préparations.
4- Salez, poivrez et ajoutez un pincée de noix de muscade.
5- Versez la préparation dans des moules en silicone.
6- Faites chauffer votre four à 180°C (th.6). Enfournez durant 25 min !

Un gaspacho de tomates 

1- Coupez 3 tomates bien mûres et 1/2 poivron rouge ou vert en petit morceaux, ainsi qu’un 1/2 oignon.
2- Dans un blender : mixez le tout avec 10 cl d’huile d’olive et 1/2 gousses d’ail. Salez et poivrez.

Une salade de blé aux graines de pavot

1- Faites cuire 40 g de blé avec un Kubor.
2- Émincez 1/2 courgette, 1/2 poivron et 1/2 oignon. Faites les revenir à feu doux dans un peu d’huile d’olive 10 min.
3- Dans un wok, mélangez : la poêlée de légumes et le blé cuit. Salez, poivrez.
4- Parsemez des graines de pavot.

Des club-sandwich au saumon/avocat

1- Faites griller légèrement 4 tranches de pain de mie.
2- Coupez en dés : 1/2 avocat et 200 g de baron de saumon. Les mélanger et ajouter un jus de citron. Salez et poivrez.
3- Tartinez un peu de fromage frais sur les tranches de pain de mie. Garnir avec la préparation saumon/avocat. refermer le sandwich.

Un jus de pastèque pour se désaltérer

1- Dans un blender : mixez 1/4 pastèque avec 1 jus de citron, quelques feuilles de menthe et 10 cl d’eau.
2- Si le jus n’est pas assez sucré, ajoutez un peu de sirop d’agave.

Source : http://www.ohmyfood.fr/panier-de-pique-nique-ideal


 

11 juillet 2013

FAT CHECKING – Les Egyptiens et les Mexicains sont plus obèses que Américains

Le combat de Michelle Obama pour lutter contre l'obésité infantile commencerait-il à porter ses fruits ? Selon un rapport de la Food and Agriculture Organization (FAO), les Etats-Unis ne sont plus le pays avec le plus fort taux d'obésité au monde, rapporte CBS.

"Une personne est considérée en surpoids lorsque son indice de masse corporelle – qui se calcule en divisant le poids par la taille au carré – est situé entre 25 et 29,9. On parle d'obésité quand ce chiffre est supérieur à 30, voire d'obésité morbide pour un indice supérieur à 40", rappelle Le Figaro.

Avec un taux d'obésité chez les adultes de 31, 8 %, les Etats-Unis sont désormais devancés par le Mexique avec 32,8 % d'obèses. L'Egypte, qui compte plus de 80 millions d'habitants, contre plus de 110 millions pour le Mexique, avait un taux d'obésité adulte de 34,6 % en 2008. Et si l'on observe les pays plus petits et avec moins d'habitants, on trouve, devant le Mexique, le Koweït avec 42,8 % d'obésité, ou encore la Jordanie avec 34,3 %. Plus étonnant, la palme de l'obésité revient à Nauru, une petite île du Pacifique considérée comme la plus petite république du monde, a un taux d'obésité de 71,1 %, le plus haut du monde, suivi par les îles Cook avec 64,1 %, selon l'étude.

70 % DES MEXICAINS SONT DÉSORMAIS EN SURPOIDS

En revanche, nuance Slate"le rapport de la FAO, même s'il se fonde sur les données de l'ONU et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et a été publié au début du mois de juin, utilise des données de 2008". Le site souligne ainsi qu'une étude de la Trust for America's Health, parue fin 2012, parlait d'un taux supérieur à 35 %. Pis, selon cette même étude, près de la moitié des Américains seront obèses d'ici à 2030.

Le Global Post s'est néanmoins attardé sur le cas mexicain, qui a connu l'envolée la plus spectaculaire de ces dernières années. Ainsi 70 % des Mexicains sont désormais en surpoids, tandis que l'obésité infantile a triplé en dix ans et qu'un tiers des adolescents y sont déjà trop gros pour leur âge. En cause, "une production agricole de plus en plus industrialisée qui contribue à l'épidémie mondiale d'obésité et de malnutrition", mais aussi le "style de vie" des Mexicains, nourris par des revenus en augmentation. L'étude souligne qu'à mesure que certains pays gagnent en prospérité, comme le Mexique, ils "acquièrent certains des avantages mais aussi des problèmes des pays industrialisés, dont l'obésité".

Le facteur social est en outre de plus en plus influent dans la prévalence du surpoids. "Les gens les plus mal nourris sont ceux qui deviennent obèses, souligne dans le Global Post Abelardo Villa, médecin à l'Institut mexicain de la nutrition. Dans les couches les plus défavorisées, les enfants sont programmés pour devenir obèses." Fin 2012, une proposition d'impôt sur les boissons sucrées a été déposée devant le Parlement mexicain, mais sans suite pour l'instant. Le gouvernement mexicain a également annoncé récemment des mesures de lutte contre l'obésité.

 

Source : http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/07/11/fat-checking-le-mexique-et-legypte-comptent-plus-dobeses-que-les-etats-unis/


 

24 juin 2013 - Campagne de sensibilisation : DLC, DLUO, kesako ?

GASPILLAGE ALIMENTAIRE - Le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt lance une troisième vague de campagne digitale pour vous sensibiliser à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Cette fois-ci, elle s’attaque aux dates de péremption : DLC, DLUO, connaissez-vous vraiment leur signification ?

 


 


Source : http://alimentation.gouv.fr/dlc-dluo-campagne-antigaspi

 


 

 

13 juin 2013 - Le code-barres, la face cachée de l'étiquetage

 

decryptage-codebarre.png

 

 

Source : http://www.mangerbouger.fr/lemag/mode-de-vie/le-code-barres-la-face-cachee-de-l.html

 


 

9Juin 2013 - Quand diététique rime avec activité physique

 

« Pour votre santé, bougez au moins 30 minutes par jour ! »

« Pour votre santé, bougez au moins 30 minutes par jour ! »

« Pour votre santé, bougez …! »

« Bougez…BougezMangez... Maigrissez… »

 

Pas étonnant que nous soyons totalement perdus dans cette cacophonie alimentaire !

 

D’une volonté commune de déployer des actions de prévention auprès du grand public est naît un partenariat entre la Macif Loir Bretagne, la CLCV 37 et Julie CAPELLE, diététicienne en libérale sur Tours. Cette prévention, nous la souhaitons novatrice et surtout, au plus près de nos bénéficiaires.

 

C’est pourquoi, en Octobre 2012 a débuté un cycle de conférences-débat basé sur l’échange, le partage d’expériences et la convivialité.

 

Afin de clore ce premier semestre de partenariat, une journée de sensibilisation à l’activité physique a été organisée sur l’Île de la Métairie à la Ville aux Dames le Samedi 08 Juin 2013. Cette journée avait pour principal objectif de faire le lien entre les deux disciplines prônées : la diététique et l’activité physique.

Le second objectif, allègrement rempli par Cédric GRUSZCZYNSKI, professeur d’activités physiques adaptées de l’association SIEL BLEU  (pour en savoir plus, cliquez ICI), était de fournir aux participants des astuces clés pour se dépenser mieux au quotidien.

 

Le rendez-vous était fixé à 10h00 : nos chers tourangeaux, munis de leurs baskets et de leur sourire, sont arrivés plein d’entrain et de détermination pour affronter cette journée. La séance a débuté par 40 minutes de marche rapide, rythmée par des exercices divers. Après un rapide échange avec Julie sur la notion de dépense physique, l’intérêt d’une pratique régulière et l’importance de l’hydratation, Cédric nous a entraîné vers une série d’exercices endiablés entremêlant équilibre, gym oculaire, renforcement musculaire, exercices de posture et de respiration. Cette journée, où la convivialité était reine, ne pouvait se terminer autrement que par le partage d’un pique nique … équilibré !

Les participants, d’excellents bons élèves (ou d’excellents acteurs ?!) n’avaient dans leur sac à dos que fruits, sandwich sans mayonnaise, salade de crudités et eau de source… (Le saucisson, les chips et la bière étant certainement restés dans le coffre de la voiture !).

 

Bilan de cette journée : Pas de blessés, même si certains auront laissé de leur sang aux habitants volants de l’Ile de la Métairie, nous laissant ainsi quelques souvenirs … démangeant ! 

 

Pour rappel :

document2.pdf document2.pdf

Et en images :

dscn5253.jpgdscn5258-1.jpg

 

 


 

 

6 Juin 2013 - Palme, une huile qui fait tache

Documentaire de 53 minutes. 

 

arton49945.jpg

 

 

L'émission : Chips, biscottes, soupes en sachet, biscuits ou encore viennoiseries, l'huile de palme, la plus consommée au monde, est présente dans près d'un aliment industriel sur deux. On la trouve aujourd'hui dans les ateliers des chocolatiers jusqu'aux cantines scolaires. Utilisée pour remplacer les graisses animales et certaines huiles végétales, elle n'est pas sans risque pour la santé. C'est pourquoi certains ont fait le choix de s'en passer. Mais par quoi peut-on la remplacer ? Tour d'horizon des alternatives possibles. L'autre danger concerne l'environnement. En Indonésie, premier producteur mondial d'huile de palme, le marché fait vivre près de 20 millions de personnes mais détruit des forêts entières. Pour contrer ce phénomène, une filière durable tente de s'imposer.

 

Le replay, c'est ici.

 


 

 

19 Avril 2013 - " Mon gras et moi"

« Mon gras et moi » : la BD sur nos kilos et nos rondeurs…

Elle est grosse, très grosse, et entretient depuis toujours des rapports existentiels avec son gras. Elle croque avec un humour à double tranchant sa lutte contre ses bourrelets, les orgies de barres diététiques, et le regard d’autrui. Source de bien-être zygomatique, cette BD couvre 100% des apports journaliers recommandés en matière drôle… Histoire de ne pas laisser le lecteur sur sa faim ! 

Difficile d’aborder le thème de l’obésité dans une société ou la taille 36 est reine et où l’apparence domine… Sous les mots et crayons de Gally, le sujet prend tout son sens. L’auteure parle ici en connaissance de cause, puisqu’il s’agit de son histoire. Elle y racontede son combat face à ses kilos, souvent source de profondes blessures. Le regard des autres, les tentatives de régimes trop nombreux et inefficaces, les envies de grignoter.

Teintées d’une grande justesse, sans fausse pudeur, de beaucoup d’humour et d’une grande sensibilité, les planches de cette BD illustrent le quotidien de la majorité des femmes qui focalisent sur leurs rondeurs.
Une BD dont on peut abuser sans modération.

« Mon gras et moi » a reçu le prix « essentiel Fnac-SNCF » au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2009.

Pour en savoir plus sur Gally : http://gallybox.com/blog/

 Source : http://www.ohmyfood.fr/mon-gras-et-moi-une-bd-qui-couvre-100-des-apports-journaliers-recommandes-en-matiere-drole


 

 

09 Avril 2013 - KESKON MANGE CE SOIR ?

Marre de cette question ultime tant redoutée lors de votre arrivée à la maison ?

La Fabrique à menu a été conçue pour les personnes en panne d'inspiration. Cliquez, surfez, découvrez !

http://www.mangerbouger.fr/bien-manger/la-fabrique-a-menus.html#menu

 

 


 

 

 

Avril 2013

Régime: la vérité qui dérange


 

« Régimes, la vérité qui dérange » c’est le documentaire INFRAROUGE diffusé sur France 2 . Ce document, en 2 parties de 52 minutes, s’est donné pour but de vous démontrer pourquoi vouloir maigrir avec des régimes restrictifs est vain.

Pour revoir ce document :

http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,79738135.html

http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,79738136.html

 

©Les Bons Clients

©Les Bons Clients

Maigrir, c’est l’obsession de  20 millions de français ! 60% des femmes en France se trouvent trop grosses et sont prêtes à tout pour maigrir.

« Régimes, la vérité qui dérange » Ce titre nous interpelle ! On ne nous aurait pas dit la vérité sur les régimes ?

La réponse tient en une phrase : 80% des gens qui ont entamé un régime restrictif reprennent leur poids initial au bout d’un an et voire plus (source : agence de sécurité sanitaire de l’alimentation). 

Vous vous dites surement « Encore un documentaire sur les régimes !»… Seulement ici il n’est pas du tout question de faire le comparatif entre telle ou telle méthode et de suivre 3 personnes pour voir si elles réussissent.. NON !

Ce film s’appuie sur les dernières études scientifiques pour expliquer pourquoi et comment les régimes sont vains !

Sa force : il reconstitue de manière « simplifiée » des expériences inédites qui ont été faites lors d’études scientifiques et qui nous aident à mieux comprendre le fonctionnement du corps face aux régimes.

Très rythmé, le docu alterne ces séquences courtes de dessins animés, les tests réalisés face à la caméra, les discussions entre personnes qui n’en peuvent plus d’essayer tous les régimes depuis 15 ans, les paroles d’expert qui expliquent les mécanismes du corps… et tout ceci nous amènent progressivement vers un deuxième pan du documentaire, celui où l’on nous explique qu’il est possible de maigrir durablement sans régimes et surtout comment on peut se donner toutes les chances pour y parvenir.

Ce sera l’occasion de mettre à l’essai les conseils du Pr Zermati, médecin original et novateur qui propose de faire la paix avec la nourriture en retrouvant les sensations alimentaires. Prendre conscience de ce que l’on mange est très important pour que le cerveau distingue l’état de satiété. Pour travailler justement sur la détection de ce  moment « où l’on est rassasié » le Pr Zermati propose des ateliers de dégustation ! Analyser l’aliment sens par sens, le toucher, le sentir, puis le  mettre dans la bouche pour le mâcher et l’avaler permet de manger moins vite, plus attentivement et d’être rassasier avec des quantités moindres.

Pour le Pr Zermati, l’objectif c’est d’être capable jusqu’à la fin de sa vie de manger paisiblement en respectant les sensations de faim et de satiété.

Ce qui caractérise le « mangeur occidental » c’est l’anxiété qu’il peut avoir vis-à-vis de ce qu’il mange. Par exemple quand on se dit « il faut aller manger » alors que l’on n’a pas faim mais parce qu’on nous a appris qu’il fallait faire 3 repas par jour. Autre exemple quand on a faim et qu’on se dit « non on ne doit pas manger entre les repas »… Tout ceci montre que nous sommes conditionnés à penser de cette façon et qu’il faut réapprendre à écouter ses sensations.

De nombreuses astuces à mettre en œuvre au quotidien sont également imagées.

On apprend quand même une chose essentielle à travers le documentaire, c’est que maigrir SANS REGIME c’est possible ! Ce qui est bien clair aussi c’est que notre corps n’est pas constitué tous, de la même manière. On n’a pas tous non plus le même bagage génétique donc on ne peut pas « tous » faire le  même poids. Et c’est bien ça qu’il faut se mettre dans la tête : c’est qu’entre le poids idéalisé que l’on aimerait avoir et le poids  « de forme » ou plutôt « au mieux de notre santé » que l’on peut avoir il y a souvent un décalage.

Ce documentaire nous éclaire sur toutes les questions que l’on s’est posées sur les régimes et les mécanismes de notre corps face à l’alimentation. Il nous montre qu’il est possible de perdre du poids sans régimes restrictifs et que pour cela il faut être patient et retrouver un équilibre  avec notre corps !

Plus d’infos sur le blog : http://blog.francetvinfo.fr/regimes/


En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/6279064/regime-la-verite-qui-derange/#JcHyBFGdeICg5gZp.99 

 


 

 

Lundi 11 Février 2013

JEU EN LIGNE - « CAP Odyssey » est un jeu vidéo pédagogique qui propose aux internautes de mieux comprendre les enjeux et les évolutions de la Politique agricole commune (PAC), des années 1950 à nos jours.

Cap Odyssey

Disponible en trois langues (français, allemand, anglais) et en accès libre sur internet, "Cap Odyssey" ("L’Odyssée de la PAC", en référence à l’acronyme anglais de la PAC « common agricultural policy ») propose au joueur d’incarner un conseiller agricole et d’aider le maire de la petite ville d’Abondance à nourrir sa population.

Le jeu commence avant la mise en place de la Politique agricole commune (PAC) et permet de se familiariser en douceur avec les fondements de l’économie agricole : production, vente, évolution des prix… Mais gare ! Des aléas climatiques surgissent et fragilisent les exploitations ! Vous contenterez-vous de drainer les champs ou allez-vous acheter une moissonneuse pour améliorer la productivité ? « CAP Odyssey » met le joueur au défi d’une gestion durable et économiquement viable de son exploitation, à la lumière des évolutions réglementaires de l’Union européenne.

Sécurité alimentaire, revenu des agriculteurs, gestion des ressources naturelles, changement climatique, volatilité des prix, maintien de l’activité dans les espaces ruraux… les chantiers de la PAC sont nombreux et en constante adaptation aux besoins et attentes des peuples européens. Des préoccupations de l’agriculteur aux outils de régulation de l’Union européenne, le joueur plonge ainsi au cœur des enjeux d’une politique qui a su évoluer avec son temps. Par sa simplicité d’utilisation, le jeu s’adresse en priorité aux non-spécialistes de la PAC, en particulier le jeune public urbain de l’Union européenne.

Retrouvez dès à présent le teaser du jeu en ligne en cliquant ICI

 
 


 

 

 

Téléchargez la fiche anti-gaspi, riche en astuces concrètes pour éviter le gaspillage alimentaire !

http://www.association-alimentation.fr/wp-content/uploads/2012/12/Fiche_anti-gaspi_AGDJ.pdf

 

 


 

 

Semaine du 20 Octobre 2012

Enquête ObEpi-Roche 2012 : la progression de l'obésité ralentit en France

Depuis 1997, Roche réalise tous les 3 ans une enquête épidémiologique nationale de référence sur le surpoids et l'obésité dans la population adulte. Réalisée en collaboration avec l'Inserm, l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et Kantar Health, l'enquête ObEpi-Roche est une source d'information précieuse pour le système de soins et la santé publique.

Cliquez sur le visuel ci-dessous pour accéder aux résultats de l'enquête :
Résultats de l'étude ObEpi 2012

Depuis 15 ans à l'initiative de Roche, l'enquête ObEpi analyse au niveau national, tous les trois ans selon une méthodologie identique, la prévalence du surpoids et de l'obésité en France. Réalisée par Kantar Health, cette étude de référence est conduite sous la direction d'un comité scientifique indépendant composé du Dr Marie-Aline Charles (médecin épidémiologiste et directrice de recherche à l'Inserm - Unité 1018 "Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations"), du Pr Arnaud Basdevant (responsable du service de nutrition de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière) et du Professeur Éveline Eschwège (directeur de recherche honoraire de l'Inserm).

L'enquête ObEpi-Roche est toujours très attendue par la communauté médicale. Les résultats font l'objet de publications internationales. Cette sixième édition, réalisée de janvier à mars 2012, porte sur un échantillon de plus de 25.000 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif des ménages ordinaires.

La progression de l'obésité ralentit en France
ObEpi-Roche 2012 apporte un nouvel éclairage sur la situation française de l'obésité et du surpoids et leur évolution depuis 1997. L'étude inclut une analyse des facteurs socio-économiques, régionaux, générationnels. Elle met en évidence un ralentissement de la progression de l'indice de masse corporelle (IMC) et du tour de taille moyens. L'existence de vastes disparités régionales, avec un gradient décroissant nord–sud et un gradient décroissant est–ouest, est confirmée.

En 2012, environ 6,9 millions de personnes adultes obèses en France
L'étude ObEpi-Roche situe la fréquence actuelle de l'obésité en France en 2012 à 15% de la population adulte, soit 6 922 215 personnes obèses.
Entre 2009 et 2012, l'augmentation de la prévalence de l'obésité se poursuit, mais avec une tendance significative à la décélération. Depuis 2003, la prévalence de l'obésité est plus marquée chez les femmes que chez les hommes : 15,7% des femmes présentent une obésité contre 14,3% des hommes.
La fréquence des obésités dites de classe III (IMC ≥ 40) a sensiblement augmenté au cours des 15 dernières années, passant de 0,3% en 1997 à 1,2% en 2012.

Des données importantes pour la santé publique
L'édition 2012 s'est enrichie de nouvelles données, comme le lien entre l'augmentation de la prévalence de l'obésité et du tour de taille et les difficultés financières déclarées.
ObEpi-Roche est une source unique d'informations sur l'impact qu'ont le surpoids et l'obésité sur la santé. L'enquête apporte en effet des enseignements importants pour la santé publique, l'organisation du système de soins et contribue à sensibiliser les Français à ce problème de santé majeur.

Avec l'enquête ObEpi, Roche renouvelle son engagement durable auprès des professionnels de santé impliqués dans la lutte contre l'obésité et les facteurs de risque associés (diabète, dyslipidémie, HTA...).

 

Source : http://www.roche.fr/portal/roche-fr/actus_?siteUuid=re7199006&paf_gear_id=53500137&pageId=re7686434&synergyaction=show&paf_dm=full&nodeId=1415-62db394613a211e2bf151d03aefa681a

 

 


 

 

Semaine du 07 Octobre 2012mindfull1.jpg

Lors d'un séjour en Suisse, j'ai eu l'opportunité d'observer le traitement des troubles du comportement alimentaire au sein de la Clinique Belmont à Genève. L'approche globale des spécialistes est fondée sur la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Cette thérapie part du constat qu'un comportement inadapté a été appris dans une situation. Celle-ci cherchera donc, par un nouvel apprentissage, à remplacer le comportement inadapté : le patient est maître de sa thérapie, le professionnel l'accompagne seulement. (Plus d'infos sur la TCC : http://www.aftcc.org/therapie.php).

Cette expérience suisse m'a enseigné la pleine conscience qui est un état de conscience qui résulte du fait de porter son attention, intentionnellement, au moment présent. (Plus d'infos sur la pleine conscience : http://www.cliniquebelmont.ch/videos/activites/pleine-conscience-psychotherapeute-corinne-tihon-ivanyi)

La pleine conscience est utile à chacun de vous au quotidien. Qui n'a pas, sous le coup d 'une émotion forte, apaiser sa tension par un aliment ? Qui, en période de stress, n'a pas dévoré quelques carrés de chocolat ? Qui, après avoir mangé plusieurs biscuits, ne saurait pas vous dire le nombre exacte de biscuits ingérés ? Nous appellerons ce comportement l'impulsivité alimentaire.

Alors, en quoi la pleine conscience peut-elle réduire notre impulsivité alimentaire. Mr Zermati, membre du GROS, s'est intéressé à ce sujet :

 

L’impulsivité alimentaire

Nous savons aujourd’hui traiter la restriction cognitive. Nous avons appris à substituer au contrôle mental du comportement alimentaire un contrôle par les sensations alimentaires qui sont la véritable expression des besoins de l’organisme.


Reste à relever un immense défi : comment résoudre la question de l’impulsivité alimentaire qui se définit par le fait qu’une émotion entraine de façon réflexe une envie de manger (Emotion -> Envie de manger -> Manger). Comme le chien de Pavlov conditionné pour avoir envie de manger quand il entend retentir la cloche, nos patients sont conditionnés pour avoir envie de manger quand ils entendent retentir le bruit d’une émotion.


Ce mécanisme, conséquence d’un conditionnement opérant, résulte d’un renforcement négatif : l’ingestion d’un aliment riche parvient à soulager momentanément un état de tension émotionnel. Le comportement d’ingestion ainsi renforcé, le patient développe une dépendance comportementale à l’égard de l’aliment. Plus le patient sollicite ce mécanisme, plus la dépendance s’accentue et plus la réponse alimentaire survient pour des émotions de faible intensité. Le mécanisme est aggravé par le fait que la réponse alimentaire induit elle-même des émotions négatives liées à la perte de contrôle et à la prise de poids. Du fait du processus impulsif, ces émotions négatives accentuent les envies de manger. Le patient est piégé dans un cercle vicieux qui augmente son intolérance émotionnelle et ne parvient plus à supporter ses situations d’inconfort émotionnel.


Face à ce cercle vicieux, la réaction la plus spontanée consiste généralement à tenter de réduire les déclencheurs émotionnels ou à tenter de lutter contre les envies de manger. On s’engage dans les deux cas dans une lutte souvent vaine dont il est rare que l’on sorte vainqueur.
Il est pourtant possible d’envisager une autre alternative qui consisterait à augmenter la tolérance du patient à ses inconforts émotionnels. L’entraîner à mieux supporter ses émotions, lui apprendre à les observer sans chercher à s’y soustraire, notamment par des prises alimentaires.
Pour utiliser une métaphore, nous pourrions imaginer nos patients engagés dans une fuite en avant pour tenter d’échapper à une vague émotionnelle qui les poursuit. Malgré tous leurs efforts, ils finissent toujours par être rattrapés et submergés par cette émotion. Une autre solution serait d’arrêter de courir et de se retourner pour faire face à la vague, l’observer venir et la laisser passer. Mais résister à la force d’une vague sans être emporté par celle-ci n’est pas si simple. C’est à ce moment qu’il faut pouvoir disposer de ressources, ou en construire de nouvelles, afin de se maintenir, sans chercher à s’enfuir, dans cette situation d’inconfort émotionnel.
La pleine conscience nous entraine à observer et accueillir nos émotions. Cette technique nous apprend à détecter les sensations physiques et les pensées désagréables qui les accompagnent, à les observer avec une curiosité détachée et sans jugement. Elle nous permet ainsi de nous maintenir dans des situations d’inconforts physiques et émotionnels et d’augmenter ainsi notre tolérance à ces situations.


Les programmes de thérapie basés sur la pleine conscience sont validés pour de nombreuses indications et présentent des résultats intéressants. Ces programmes ne sont actuellement pas adaptés pour être appliqués tels quels aux troubles du comportement alimentaire. Ils constituent néanmoins une piste très sérieuse de réflexion pour la prise en charge de l’impulsivité alimentaire. Les premières tentatives engagées dans ce sens me semblent suffisamment prometteuses pour être poursuivies et conduire à la mise en place de cadres thérapeutiques plus rigoureux. Le cadre théorique dont nous disposons nécessite maintenant d’être soumis à l’épreuve du cas clinique pour aboutir à un modèle facilement reproductible. Je pense que nous tenons là un outil qui pourrait se révéler d’une grande puissance mais qui nécessite encore d’être approfondi.

Affaire à suivre…

Jean-Philippe ZERMATI

                                              *********************

Vous laissant sur cette réflexion primaire, à venir, des exercices pratiques de Pleine conscience !

 

Savoureusement vôtre.

Julie CAPELLE

 

Sources

http://www.gros.org/sinformer/expression-libre/limpulsivite-alimentaire

http://www.cliniquebelmont.ch/videos/activites/pleine-conscience-psychotherapeute-corinne-tihon-ivanyi

http://www.aftcc.org/presentation.php?PHPSESSID=b2b51624b22f1ec21b9785adf7a41515


 

Semaine du 29 Mai 2012

Les rillettes font parties des charcuteries les plus "grasses" (40% de lipides). 

Voici une recette estivale rapide à faire qui nous réconciliera avec la rillette !

rillettes-saumon.jpg

 

Rillettes de Saumon (Pour 4 personnes)

   - 200 g de saumon fumé

   - 150 g de fromage frais type St Morêt

    - 1/2 citron

    - Quelques brins d'aneth

    - 1 échalote

    - 4 tranches de pain de seigle

 

Mixez le saumon fumé avec le fromage frais nature. Ajoutez le jus d'un 1/2 citron, l'échalote finement ciselée ainsi que l'aneth détaillée. Poivrez légèrement. Mettre au frais 1h avant la dégustation.

Au moment de la dégustation, faire griller les tranches de pain de seigle au four 1' à 100°C. Tartinez chaque tranche de pain d'une bonne épaisseur de rillettes de saumon, décorez avec quelques brins de ciboulette. Dégustez !

Variante Il est possible de remplacer le fromage frais par du fromage blanc nature (la texture sera moins onctueuse). Le saumon fumé peut aussi être remplacé par du thon, du jambon, du bacon.

Côté présentation, vous pouvez le servir comme un mille-feuille (avec alternance pâte filo), en sauce pour tremper vos bâtonnets de crudités, en verrine ou en tartine comme présenté ci-dessus.

Ce plat peut être pris en guise d'apéritif, d'entrée ou de plat principal s'il est complété par une salade.

 

 


 

 

 

Semaine du 21 Mai 2012

alerte-dans-nos-assiettes-1.jpg

Alerte dans nos assiettes - 90’ Un documentaire réalisé par Philippe Borrel

Produit par Dissident Productions avec la participation de canal+ Écrit par Philippe Borrel, Christophe Labbé, Marion Chataing et Olivia Recasens

©Dissident / canal+

"Alerte dans nos assiettes" montre comment, en 30 ans, les Français, que l’on croyait attachés à la bonne chère et aux plaisirs de la table, se sont mis à mal se nourrir. Le film dénonce également les lobbies de l'agro-alimentaire qui sont en train de l'emporter en France, face aux enjeux de santé publique et contre l'intérêt général des consommateurs. Ces derniers sont plus que jamais menacés par les épidémies le diabète, l'obésité et autres maladies.

Le film

La France se croyait à l'abri des maladies de la malbouffe, protégée par ses traditions culinaires. Mais en quelques décennies, nos modes de vie ont radicalement changé et le contenu de nos assiettes avec.

Comme les industriels de la cigarette hier: producteurs et distributeurs de l’agroalimentaire usent aujourd'hui de tous les moyens en leur possession pour défendre leurs intérêts commerciaux. Quitte à sacrifier des enjeux de santé publique qui nous touchent tous.

On nous sert des plats tout préparés. Les produits transformés se sont imposés dans les menus et dans les micro-ondes, rendus appétissants par le marketing et la publicité. Ils sont pourtant encore souvent trop riches en sel, en sucre et en gras.

Aujourd'hui 80% de nos aliments ont subi un processus industriel. Sans s’en apercevoir, très progressivement, nous sommes tous devenus dépendants d’un mode de consommation où le contact avec les aliments bruts et naturels, s’est perdu. On l’a accepté comme une évidence parce que c’est pratique. Parce que c’est rapide.

Notre enquête -d'une heure et demie- a été menée pendant 18 mois entre la France et les Etats-Unis, là où se trouvent les meilleurs éléments de comparaison, là où a justement été inventée la « malbouffe » industrielle.

Là bas, un enfant sur trois est victime d’obésité et l'alerte sur les excès de sucre et de graisse dans l'alimentation a été lancée depuis longtemps. Pourtant, sous la pression des lobbies, rien n'a été fait. Et, aujourd'hui, des scientifiques s'alarment des conséquences sur l'espérance de vie qui diminuera bientôt pour la première fois dans l'histoire de l'humanité.

Vision d'anticipation de ce qui nous attend peut-être.

Aujourd'hui la France mange mal et nos organismes s’en ressentent: déjà un adulte sur deux est en surpoids. Avec 8 millions d'obèses, plus de 500 000 insuffisants cardiaques, 10 millions d'hypertendus, et plus de 2 millions de diabétiques, les maladies cardio-vasculaires sont à l'origine de 170 000 décès chaque année.

L'alerte est aujourd'hui lancée par les scientifiques et les associations de consommateurs. Mais dans les coulisses du pouvoir politique, les industriels font de la résistance...


 

Semaine du 07 Mai 2012

ARTICLE
 

Les aliments les plus surconsommés par département

carte france 195x130Les Parisiens achètent trois fois plus de lait frais que la moyenne des Français. Découvrez quelles sont les habitudes alimentaires dans votre département.

Publié le 07/03/2012

 

 

Grâce aux données de notre partenaire Nielsen, le Journal du Net a établi cette carte de France interactive, avec les 10 produits les plus surconsommés par département. Attention : il ne s'agit pas des produits les plus consommés dans le département, mais bien de l'écart des achats par rapport à la moyenne des Français. Dans les Alpes-Maritimes, par exemple, les habitants achètent 106% de pâtes fraîches de plus que la moyenne. Dans le Morbihan, les habitants boivent trois fois plus de cidre que la moyenne des Français. Et dans l'Hérault, on apprécie particulièrement les fruits de mer, les bonbons et les olives.

Les écarts à la moyenne sont parfois importants d'autant plus que les produits sont relativement peu achetés dans le reste de la France. On pense par exemple aux escargots et grenouilles surgelées, dont la consommation dans la Loire dépasse de 112% celle de la moyenne nationale. A l'inverse, certains produits sont consommés de façon relativement homogène dans toute la France (les yaourts, le riz, le café...) : ils sont donc invisibles sur cette carte.

 

Méthodologie

Les données nous ont été fournies par Nielsen. Les chiffres portent sur la moyenne de l'année 2011. Ne sont comptabilisées que les catégories représentant des ventes supérieures à 10 millions d'euros par an. The Nielsen est une société internationale d''information et de médias, leader sur plusieurs marchés. Nielsen est active dans les secteurs de l'information marketing et consommateur, de l'information sur les médias, de l'information en ligne, de la mesure de la téléphonie mobile, des salons commerciaux et des publications commerciales.

 

 

 

 

Source : http://www.journaldunet.com/economie/distribution/consommation-alimentaire-en-france.shtml

 


 

 

Semaine du 30 Avril 2012

Pourquoi allez-vous perdre votre temps avec une diététicienne nutritionniste…

 

Profession souvent caractérisée par de profonds stéréotypes, les diététiciennes nutritionnistes sont les professionnelles de la santé dévouées au champ de la nutrition. Je vais immédiatement m’excuser auprès des trop rares hommes nutritionnistes, car j’utiliserai le féminin lorsque je ferai référence aux nutritionnistes.

Pourquoi serez-vous déçus après une rencontre avec une nutritionniste?

Parce que la diète que vous attendez avec impatience ne pourra satisfaire votre désir ardent de perdre du poids. Vous risquez de vous retrouver avec des recommandations favorisant un équilibre alimentaire se basant sur une augmentation de vos connaissances en nutrition. On va vous instruire, mais on ne vous imposera pas de régime strict miracle en vous sculptant un menu pour chaque instant de la journée. Encore plus grave, vous n’aurez pas d’intervention structurée en activité physique pour vous permettre de métamorphoser votre silhouette en corps de déesse grecque (quoique la situation financière là-bas risque possiblement de ternir cette expression).

Parce que vous ne ressortirez pas du bureau avec une tonne de produits miracles permettant divers nettoyages, drainages, récurage ou toilettage de vos entrailles. Vous risquez plutôt de ressortir avec une meilleure compréhension de l’impact de différents aliments sur votre système. Vous n’aurez qu’une meilleure idée de ce qui peut être bon pour vous sans avoir de sac plein de petits pots remplis de miracles en conserve.

Parce que vous ne quitterez pas la consultation en ayant réglé votre problématique. Peu importe le problème qui vous accompagne lors de votre visite, il restera avec vous lors de votre départ. Vous n’aurez probablement que quelques solutions auxquelles vous devrez ajouter une bonne dose de volonté, d’efforts et de constance pour penser éventuellement remédier à votre problème. Bref, il faudra malheureusement faire des efforts pour changer, la diététicienne nutritionniste ne le fera pas pour vous.

Ce n’est qu’une trop brève description des attentes que certaines personnes ont envers les nutritionnistes. De façon étrange, on transforme ces intervenantes en pseudo pilule miracle. Parfois, on pousse la note jusqu’à se déresponsabiliser complètement de la démarche. La nutritionniste va régler mon problème. Non, elle ne le règlera pas, mais elle risque fortement de faire partie de la solution.

Il y a aussi l’autre extrême, celui où l’on cloue chacune des pauvres nutritionnistes au pilotis. Les nutritionnistes, c’est toujours la même chose. Elles font toujours les mêmes recommandations santé, toujours la même salade (au figuré ou non), toujours la même rengaine. Peut-être que vous vous présentez toujours de la même façon, que vous décrivez votre problématique dans les mêmes mots chaque fois? Pourquoi s’attendre à un plan d’action différent? Se pourrait-il que vous ayez un rôle à jouer dans le processus, un rôle plus important que celui du simple observateur?

Afin d’éviter ce genre de frustration, voici quelques conseils afin de mieux tirer profit de votre nutritionniste…

Comme dans toute profession, il y a des perles et il y a les autres. Malheureusement, les nutritionnistes n’y échappent pas, certaines d’entre elles sont des professionnelles d’exception alors que d’autres mériteraient de passer régulièrement à l’émission JE ou America’s Most Wanted. Il est de votre devoir de vous assurer d’être en présence d’une intervenante compétente.

Votre nutritionniste devrait être diplômée (études universitaires, baccalauréat).

Ça, c’est la partie facile. Maintenant, ce qui est plus difficile c’est de s’assurer que l’intervention soit appropriée. Pour ce faire, vous pouvez (j’ai presque écrit devez) vous attendre (j’ai presque écrit exiger) à être informé clairement du plan d’intervention. Votre nutritionniste doit planifier son intervention et établir un plan d’action pour vous aider. Il est donc très utile et pertinent que vous soyez clairement informé de l’allure de l’intervention, de sa structure et de sa direction. Après tout, c’est pour vous cette consultation.

Le processus d’intervention devrait comprendre une partie dévouée à l’évaluation de votre problématique. L’évaluation implique la présence de mesures, que ce soit une analyse de vos apports nutritionnels, des questionnaires afin de mesurer des variables socio-psycho-écono-démographiques ou des analyses plus poussées comme des bilans sanguins ou métaboliques, mais définitivement pas seulement une mesure du poids corporel. Vous devez être activement impliqué dans l’évaluation et les échanges devraient avoir l’allure d’un dialogue plutôt que d’un monologue. Bref, vous devez échanger avec la nutritionniste ce qui implique que vous parlez aussi.

L’élaboration de l’intervention doit ensuite découler directement des résultats de l’évaluation et, tout comme cette dernière, doit vous impliquer activement. Si vous demeurez passifs devant un long discours nutritionnel, vous risquez de le regretter. L’intervention doit se baser sur votre réalité et viser à modifier les éléments problématiques qui ont été répertoriés lors de l’évaluation. Si vous ne comprenez pas les explications, ne quittez pas le bureau! Il est impératif de comprendre ce que vous vous apprêtez à faire.

Bref, il existe trois raisons qui peuvent faire en sorte que vous perdiez votre temps lors d’une consultation avec une nutritionniste :

1)      Elle est une professionnelle incompétente

2)      Vous êtes un client incompétent

3)      Une combinaison des 2 premiers points

En terminant, j’encourage fortement les gens soucieux de leur alimentation de rencontrer au moins une fois dans leur vie une nutritionniste afin d’explorer un peu plus en profondeur le geste vital de s’alimenter au quotidien.

Source : http://www.drkin.com/2012/04/12/pourquoi-allez-vous-perdre-votre-temps-avec-une-nutritionniste/

 


 

Semaine du 23 Avril 2012

Tous à table !

L'alimentalité investit vos assiettes ..

Le repas quotidien pris autour de la table réunissant l’ensemble de la famille est presque devenu une image d’Épinal. Ce moment de ralliement, ce repère à la fois concret et symbolique a lentement muté, pour donner naissance à des pratiques qui ne sont pas sans conséquences sur notre façon de faire les courses, de nous nourrir, et de nous comporter les uns avec les autres au sein d’une même famille.

Le temps du repas (en particulier le dîner) est devenu un temps chargé d’affect, pouvant être autant pénible qu’agréable. Après une journée bien remplie, l’instant des retrouvailles dans le foyer familial est en théorie un moment attendu par tous. Dans les faits, ce moment est souvent plus contrasté, les tensions accumulées tout au long de la journée ayant besoin d’être évacuées. Dans ce contexte, on mesure très bien combien la nourriture, ou du moins la satisfaction qu’elle est susceptible de générer, revêt une importance capitale. C’est pourquoi les industriels ont écrit au fil des décennies une « histoire de l’alimentation », où l’on retrouve tous les ingrédients du bon roman d’aventures. On y trouve des intrigues, des bons et des méchants, des portraits bien sentis de personnages haut en couleur et des talismans magiques sensés nous protéger contre les vicissitudes de l’existence. Chaque tranche d’âge retrouve ses propres histoires avec ses propres héros (en marketing, on appelle cela « la segmentation »). Le résultat est efficace : des repas où chacun a droit à ses propres produits, avec leurs vertus spécifiques :

· la pâte à tartiner qui donne de l’énergie,

· la barre chocolatée qui est l’équivalent d’un verre de lait,

· le yaourt liquide qui renforce les défenses immunitaires,

· la crème dessert spécial nouveau-né,

· le fromage anticholestérol,

· les céréales enrichies en fer, en magnésium, en vitamines A, B, C, D,...

le ceci allégé en sucre, le cela allégé en graisse..., etc.

Voilà pourquoi derrière l’aliment se cache l’alimentalité*, néologisme matérialisant le rendez-vous entre l’intention de bien faire et l’action de satisfaire. L’alimentalité est une croyance qui se nourrit de doutes, et l’argumentaire affuté qui présente un produit comme étant paré de vertus fédératrices et séductrices a toutes les chances de l’emporter.

Contribuant à apaiser les conflits qui couvent, facilitant une forme de paix sociale, il s’installera tranquillement dans le foyer et finira par deve- nir incontournable. Il sera un point de repère qui ne devra pas faire dé- faut, sous peine de déclencher une vive discussion au moment du repas. Qu’ils se nomment céréales, brioche, pâte à tartiner, ketchup, mayonnai- se, pizza, plats cuisinés, charcuterie ou crème dessert, ils sont devenus les nouveaux produits de base et un enjeu commercial qui n’a d’égal que la communication publicitaire dont ils font l’objet. Comme la télévision est devenue l’invité d’honneur de nos ripailles quotidiennes, il est de plus en plus facile pour les industriels (80 % des produits alimentaires sont fabriqués par procédés industriels) de nous expliquer, durant ce temps stratégique, quel produit nous devons mettre dans notre assiette.

* Terme éconoviste qui désigne les représentations associées aux différentes familles d’aliments.

 

Source : http://ifccac.free.fr/IMG/pdf/IFCCAC_dossiers_5_alimentation_et_consommation.pdf


 

 

 

Semaine du 16 Avril 2012

Repas gastronomique

Le "repas gastronomique des Français" à l’Unesco

L’Unesco a décidé de classer le "repas gastronomique des Français" comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. L’occasion pour Alimgouv de revenir sur les différentes composantes de ce patrimoine gastronomique.

Le "repas gastronomique des Français" à l'UnescoLe comité intergouvernemental de l’Unesco, réuni cette semaine à Nairobi, au Kenya, a décidé d’inscrire le « repas gastronomique des Français » au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, une catégorie créée en 2003 pour protéger les pratiques culturelles et savoir-faire traditionnels, aux côtés des sites et monuments. Si 178 dossiers faisaient déjà partie de cette liste, c’est la première fois qu’une pratique alimentaire y figure. Cette candidature était soutenue par 89% des Français (Source : Baromètre 2009 des perceptions alimentaires du ministère de l’alimentation).

©Pascal.Xicluna/min.agri.fr

Le repas : une pratique sociale 
Dans sa décision, le comité note que la gastronomie française relève d’une « pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes ». Car au-delà des plats, ce qui constitue le repas à la française, c’est la pratique sociale qui l’entoure : la convivialité, le plaisir du goût, le partage, l’association avec le vin, le lien aux terroirs, etc. Moment festif par excellence, occasion pour les familles – et les amis- de se rassembler, le repas est, en France plus qu’ailleurs, un moment convivial qui a lieu à heures fixes : à 12h30 chaque jour, plus de 54% des Français sont attablés. A titre de comparaison, la prise alimentaire équivalente au Royaume-Uni est à 13h10, et ne rassemble que 17% de la population. Et en France, au moins 1 repas par jour est pris en famille. Le repas français se caractérise également par le temps passé à table, l’ordre des mets (entrée, plat, dessert) – tandis qu’en Chine par exemple, tous les plats sont servis en même temps -, le plaisir de dresser une belle table, et, bien sûr, par les bons petits plats faits maison.

Un patrimoine à transmettre 
La préservation est l’un des objectifs du programme national pour l’alimentation (PNA), présenté par le gouvernement en septembre 2010, qui part du principe que « Bien manger, c’est l’affaire de tous ». Au travers de ce programme, les ministères se mobilisent autour d’actions concrètes : pour valoriser les produits et les savoir-faire culinaires, encourager le tourisme gastronomique sur les territoires, promouvoir le modèle alimentaire français à l’étranger, transmettre ces valeurs aux enfants dans les écoles. Autant de pistes à suivre pour sauvegarder le repas gastronomique des Français.

Source : http://alimentation.gouv.fr/inscription-repas-unesco


 

Semaine du 02 Avril 2012

http://2.bp.blogspot.com/_kei0yc-HjQI/Sp-pPotO6PI/AAAAAAAABnM/kyX3tfppRyI/s400/Madebygirl+scale.jpg

En découvrant les dernières publications de nos amis sur Facebook, j'ai relevé cette citation de Marilyn Monroe : Aux filles qui se trouvent grosses car elles ne font pas du 34, vous êtes toutes belles. C'est la société qui est moche.

 

Cette petite phrase a fait écho à plusieurs de mes lectures récentes, dont un billet de Garance Doré en réaction à un article paru dans Vogue sur l'histoire d'une maman qui a mis sa petite fille de 7 ans au régime après que le médecin l'ait déclarée obèse.

 

Garance Doré en profite pour s'interroger sur ce rapport malsain qu'entretiennent beaucoup de femmes avec la nourriture et se maltraitant ainsi de façon plus ou moins consciente, ce qu'elle nomme "good" malnutrition dans son billet. Au final Garance Doré attire l'attention sur cette prétendue "normalité" de tant de femmes condamnées à penser à ce qu'elles mangent en permanence, qui sont au régime la plupart de l'année : pour elle, l'article de Vogue et le témoignage de cette mère auront brisé un silence qui dure depuis trop longtemps. Au-delà de son regard affûté, il est intéressant de lire les nombreux commentaires qu'elle rapporte dans son billet, mais également que son billet a suscité : autant de témoignages de femmes qui font écho et qui rapportent leur propre expérience. 

 

Ce rapport à la nourriture est intimement lié à cette image de nous-même qui se fabrique assez jeune (notamment par le rejet des autres si l'on se retrouve "hors-normes", cf. notre billet sur le BD "Max fait le poids"). Le fameux "diktat de la minceur", relayé par les magazines et produit notamment par le monde de la mode, a faussé les repères. Pour celles qui l'ont vu, le film "Le Diable s'habille en Prada" montrait l'évolution de cette jeune fille bien dans sa peau qui finit par se conformer aux exigences de son poste d'assistante de la Rédactrice en Chef du magazine le plus en vu. Garance Doré a vécu cette confrontation en allant s'installer à New-York, ville où la minceur est encore plus exigeante qu'ailleurs, d'autant plus dans le monde de la mode qu'elle côtoie constamment. A vouloir conserver sa façon de manger, elle s'est aperçue avec horreur qu'elle a pris du poids : à New-York, d'une part on ne cuisine pas, tout le monde mange dehors tout le temps ou prends des trucs à emporter, les portions sont beaucoup plus grandes que les nôtres... Il est donc utile de faire attention, mais il est également difficile de résister à la pression de cette minceur très répandue. 

 

Les "modèles" (au sens premier du terme, mais egalement les mannequins de mode) façonnent un idéal et un imaginaire très fort : comme le précisait toujours Garance Doré dans son billet "plus la taille de la robe est petite, plus grand est l'appartement". Ce lien entre apparence physique et classe sociale n'est pas anodin : Sophie Combes a écrit un livre très intéressant sur les relations que les femmes entretiennent avec leur apparence physique et sur leur perception des critères de beauté. Dans "Le beau sexe", elle rapporte le fruit de son tour du monde et de ses discussions avec des femmes de France, d'Argentine, des Etats-Unis, du Japon et de Nouvelle-Zélande. Bien que l'universalité ne soit pas absolue, certains stéréotypes dominent : "Le modèle physique occidental, silhouette mince, peau blanche, cheveux et yeux clairs, semble avoir a priori de beaux jours devant lui. Meme si des différences apparaissent entre les pays, d'autant plus grandes que le pays est culturellement éloigné (comme le Japon), ce modèle est puissant et présent à l'esprit dans tous les pays, malgré une diversité ethnique souvent importante".

 

Elle a pu relever également que "le groupe d'appartenance ou la classe sociale, en revanche, influencent fortement la vision individuelle de la beauté, quel que soit le pays rencontré". Au niveau des critères de beauté, les résultats obtenus croisent la vision de la beauté en fonction du milieu d'origine et les visions imaginées de la beauté dans d'autres groupe sociaux que le sien.

 

Au final, dans son livre, ce qui la surprend, c'est que la plupart des femmes sont plutôt satisfaites d'elles-mêmes physiquement et si on leur offrait la possibilité de modifier leur apparence, l'objectif est de rester elle-même avec des retouches qui concernent le plus souvent la ligne du corps (pas le visage), mais sans rien de drastique. Néanmoins, le poids reste très présent dans l'appréciation de la beauté mais demeure un élément paradoxal : les femmes qui témoignent peuvent trouver belles des femmes pulpeuses (dans leur entourage ou dans les personnalités qu'elles nomment), mais pour se sentir "plus belle", elles parlent souvent pour elles-mêmes de perdre du poids... Lorsque Sophie Combes leur pose la question "êtes-vous belle ?", les femmes ne savent pas répondre ou ne se considèrent pas comme belles : la nuance ici est importante et se situe entre  la perception de soi et l'approche d'un idéal inaccessible :  la comparaison est rude avec les canons de la beauté actuels. 

 

http://heartymagazine.com/wp-content/uploads/2012/01/when-did-this-become-hotter-than-this.jpg

 

Il n'est pas anodin d'ailleurs de voir circuler de plus en plus souvent ce genre d'images sur Internet (cf. ci-dessus, le message pose la question de savoir comment on peut préférer le corps "décharné"des couvertures d'aujourd'hui face aux corps de Stars emblématiques), ce qui est un facteur rassurant sur le fait que des prises de consciences commencent à se faire à différents niveaux, tout comme des dispositions commencent à être prise pour faire savoir que les images que nous voyons n'atteignent pas la perfection, uniquement parce qu'elles ne sont pas réelles.

 

http://www.gossy.fr/wp-content/uploads/2011/12/La-publicit%C3%A9-qui-fait-pol%C3%A9mique-.jpg?67685

 

Ainsi H&M avait reconnu que le corps des mannequins présentes sur l'affiche ci-dessus sont réalisés en image de synthèse (lire ici). En France, depuis plusieurs années, la députée Valérie Boyer a essayé de faire voter une loi obligeant à mentionner quand les photos sont retouchées, sans succès ; finalement c'est en Israël qu'une telle loi a été votée récemment : des filles trop maigres ne peuvent plus figurer sur les affiches et les images doivent mentionner toute retouche visant à rendre les mannequins plus maigres (lire ici). L'objectif est de stopper la progression des cas d'anorexie et de boulimie chez les adolescentes.

 

Il y a donc beaucoup d'éléments à réconcilier et ce en prenant le "mal" à la racine : de l'éducation dès la petite enfance aux notions croisées de plaisir et d'équilibre alimentaire, au développement de l'estime de soi et à la construction du regard sur le corps, afin de pousser les nouvelles générations vers les meilleures voies possibles.

Source : http://www.obobs.net/article-a-toutes-les-traumatisees-des-calories-102432255.html


 

Semaine du 26 Mars 2012

Un frigo bien rangé

Essentiel dans une cuisine, le réfrigérateur nous permet de conserver les aliments périssables.

Bien rangé et entretenu, il est surtout là pour éviter les intoxications alimentaires.

Bien sûr, avant toute chose, nous devons veiller au respect de la chaine du froid en ramenant rapidement à la maison les aliments réfrigérés. Pour cela, l’utilisation de sacs isothermes peut s’avérer nécessaire.

Si le réfrigérateur est indispensable au maintien de la chaîne du froid, c’est aussi un carrefour où se croise desaliments fragiles et périssables. Le laver une à deux fois par mois à l’eau savonneuse (et bien sûr à chaque fois que nous y découvrons une salissure) nous permet de le garder propre et sûr et de prévenir les intoxications alimentaires.

Mais savons-nous vraiment bien ranger notre réfrigérateur ?

Dans un réfrigérateur, la température n’est pas homogène entre les différents compartiments. En lisant son mode d’emploi, en l’équipant d’un thermomètre nous pouvons savoir où se trouve lazone la plus froide et régler le thermostat afin qu’elle soit bien en dessous de 4°C.

Une fois les différents compartiments repérés, chaque aliment pourra trouver sa place idéale dans notre frigo. Pour nous aider, sur les produits préemballés, la température à laquelle les denrées réfrigérées doivent être conservées figure sur l’étiquetage.

Que nous soyons des « pros » du rangement ou que nous ayons des doutes sur nos habitudes, cette animation proposée par le Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche permet de faire le point.

 

Source : http://www.lepointsurlatable.fr/le-blog-de-celia/mes-astuces-et-conseils/un-frigo-bien-range.html

 


 

Semaine du 19 Mars 2012

Les dessous des régimes amaigrissants : raisons et déraisons
FRANCE, 31 janvier 2012 (Toute la diététique ! Pro)

La critique des régimes peut paraître iconoclaste de la part d'un nutritionniste : peut-être est-ce pour se rendre intéressant ; peut-être est-ce pour masquer une incompétence ; peut-être est-ce une provocation malsaine ou prétentieuse... ? Ce n'est pourtant pas le style de l'Agence Nationale de Sécurité de l'Alimentation qui en réponse à une saisine de la Direction Générale de la Santé a commis un rapport mettant en garde contre les risques liés aux pratiques des régimes amaigrissants.

Au delà de la nécessité, le régime est une pratique, parfois c'est une intention, c'est toujours un état d'esprit. Vouloir améliorer son alimentation et réduire un excès de poids n'est pas critiquable en soi et peut être bénéfique bien entendu. Ce qui pose problème réside dans les motivations, les moyens, les conséquences, ce que j'appellerai le principe des régimes, plus encore le système des régimes.

Les données épidémiologiques montrent qu'un nombre très élevé de Français et de Françaises se trouve trop gros, bien au delà de la prévalence admise du surpoids et de l'obésité, qu'un pourcentage considérable de sujets se disent au régime, et que parmi ceux-là un nombre non négligeable a un poids normal.

La rencontre d'impératifs ou de discours médicaux et d'insatisfactions quant à son image corporelle peuvent précipiter vers l'entrée en régime. En effet les repères épidémiologiques de santé publique que les seuils d'Indice de Masse Corporelle (IMC) représentent, assenés comme des diktats individuels, ont pu perturber certains esprits fragiles. A ce moule sanitaire unique, le poids idéal, se greffe le moule identitaire unique de la personnalité et de l'image: se ressembler,être mince,beau, intelligent, raffiné... La mode est passée par là mais surtout le refus de l'altérité, dans une conception erronée de l'égalité qui nie les différences (à l'instar des fondements de la théorie du "gender") les complémentarités, les richesses de l'autre. Maigrir pour ressembler au modèle moyen, unique, parfait...

Etre au régime devient pour certains non seulement une façon de manger mais aussi une façon d'être, de vivre, d'exister, de s'affirmer. Etre au régime est également une façon de juguler l'angoisse de l'omnivore puisque cela annule toute question existentielle relative à "que dois-je manger ?'! On pense pour moi,... on mange pour moi... ! Ce regain d'angoisse alimentaire s'inscrit dans le contexte alimentaire actuel avec la perte de repères et les peurs alimentaires contemporaines. Enfin dans l'ordre des raisons rationnelles il y a l'idée d'être débarrassé d'un problème de poids, et... des régimes... le jour où l'on aura maigri... définitivement. Illusion également. En regard de cette attente plus ou moins légitime quant aux vertus "guérissantes" d'un régime, se développe une offre commerciale, médicale ou pseudomédicale, le plus souvent non "digérée", répondant remède contre symptôme, remèdes contre kilos.

Cette offre au premier degré répond point par point aux attentes des consommateurs : être entièrement "nurse", ne pas se poser de questions ni sur l'alimentation (comment je mange ?), ni sur le fond (pourquoi ai-je grossi ?), ni sur les objectifs ("mon poids idéal"), ni sur les moyens ("y a qu'à manger moins ou arrêter de manger"). Puisqu'il existe des clients une réponse mercantile surgit: on est loin du soin médical. Le thérapeute, quant à lui se réfugie derrière une prescription autoritaire, simpliste, sous tendu par une physiologie imaginaire, qui permet de ne pas être confronté à "l'échec" généré par un accompagnement. L'échec sera renvoyé au patient qui n'a pas su se restreindre suffisamment longtemps et strictement. C'est la perversion d'une médecine toute puissante et arrogante, tant en direction des patients que des confrères... C'est la marche en avant du système des régimes.

Au cœur de ces attitudes il y a la confrontation à la réalité : le corps et ses raisons. Manger a une triple fonction nourrissante, appétente (psychoaffective) et coutumière (relationnelle, sociale). Les régimes nient le plus souvent cette complexité de l'acte alimentaire, n'en faisant qu'un acte biologique limité, oubliant la biologie du plaisir et celle de la relation... Une insatisfaction peut naître de cette amputation hédonique et de la désocialisation alimentaire. Cette double amputation, de même que la rencontre d'événements stressants, vont conduire à une levée d'inhibition ("j'ai craqué") premier pas vers un abandon et une reprise de poids, amorce d'un "yoyo".

D'autres mécanismes physiopathologiques conduisent à la reprise de poids, en particulier l'existence d'un pondérostat avec un dérèglement du poids de consigne à un niveau plus élevé, celui-ci étant destiné à défendre le tissu adipeux. La baisse des dépenses énergétiques due à la diminution de la masse maigre et donc du métabolisme de base contribue à cette reprise de poids: finalement ce n'est qu'un mécanisme d'adaptation pour sauvegarder l'individu.

Le principe des régimes est aussi basé sur l'opposition bons et mauvais aliments, fond de commerce du discours. Cette dichotomie crée une véritable distorsion dans la relation avec la nourriture, avec un désarroi lorsque l'on veut sortir du système (que dois-je manger ?), une culpabilité (je n'aurais pas dû le manger), une frustration (j'aimerais en manger).

On rentre dans ce que l'on appelle la restriction cognitive, c'est-à-dire l'ensemble des conséquences psycho-comportementales induites par les tentatives de contrôle mental de son alimentation afin ou non de perdre du poids. Du mauvais aliment on passe au mauvais comportement, puis au mauvais mangeur et enfin au mauvais obèse, celui qui ne fait pas ce qu'on lui ordonne : il reste gros, il mange et il coûte cher. Est-ce l'obésité ou le poids que l'on combat ou l'obèse que l'on veut combattre "Notre société crée des obèses mais ne les supporte pas" écrivait Jean Trémolières il y a 40 ans.

Ainsi manipuler son alimentation, manipuler son poids n'est pas anodin. Le poids ne se décide pas, l'alimentation ne se décrète pas. On ne peut faire l'impasse d'une prise de conscience des déterminants de la prise de poids, de l'analyse fine de la motivation, de la définition adéquate des vrais objectifs: apprendre à gérer l'abondance alimentaire, à incorporer souplesse et flexibilité dans son comportement alimentaire, à intégrer le plaisir comme régulateur de la prise alimentaire, à écouter ses sensations corporelles de faim et de rassasiement, à s'accepter différent, à refuser le diktat de l'idéal minceur.

À ce prix-là les régimes ne nous rendront plus malades.

(Par Jean-Michel Lecerf, Chef du Service de Nutrition - Professeur associé à l'Institut Pasteur de Lille - Colloque « Les alimentations particulières » organisé par l'Observatoire Cniel des Habitudes Alimentaires (OCHA) - 20 janvier 2012)

Sourcehttp://www.i-dietetique.pro/?action=articles&id=8874


 

Semaine du 12 Mars 2012

Alimentation et nutrition: tour d’horizon des programmes des candidats à la présidentielle

Alors que l’élection présidentielle bat le pavé, Oh my Food s’est intéressé aux engagements des candidats en matière d’alimentation et de santé.
Des engagements qui, le plus souvent, rejoignent, selon leurs programmes, les préoccupations écologistes.

 

"Malbouffe: libérez-vous!" en Une de Rue89 Le Mensuel de février 2012

"Malbouffe: libérez-vous!" en Une de Rue89 Le Mensuel de février 2012

 

Alors, quelle place les candidats accordent-ils à la cuisine saine ou aux produits du terroir ? Favoriseront-ils les filières courtes ou le bio, les deux ? Verra-t-on des cultures OGM au cours du prochain mandat ?

Un petit tour des différents programmes des candidats.

La plupart des candidats se disent d’abord contre l’exploitation des OGM.

Si, bien évidemment, Europe Ecologie Les Verts est totalement opposé a toute utilisation que ce soit, d’autres candidats se disent pour la recherche OGM en milieu fermé.

Ils admettent le principe de précaution mais estiment que les OGM pourraient avoir des effets bénéfiques dans certains cas et que pour y arriver, ils faut continuer la recherche. C’est notamment ce que propose Nicolas Dupont-Aignan avec son parti Debout la République.

Favoriser le bio, les circuits courts et les AMAP

La plupart des candidats, droite et gauche confondus, sont également pour le développement de la filière bio qui ne représente en réalité qu’une infime partie des produits alimentaires en France.

Mais les propositions pour développer la filière restent vagues et ce sont surtout des intentions que les candidats mettent en avant, à l’image du Parti Socialiste dont le candidat François Hollande promet la « promotion de l’agriculture biologique ainsi qu’une orientation des achats alimentaires des collectivités locales vers les producteurs locaux ».

Le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon entend créer « un pôle agricole pour subventionner les AMAP, favoriser l’autosuffisance alimentaire ainsi que la recherche publique pour une agriculture écologique » afin de sortir de « l’agriculture productiviste ».

Au Modem de François Bayrou, on veut « favoriser la transition vers une agriculture basée sur une agronomie efficace et productive (Moins d’engrais et de produits chimiques) », alors qu’au Front National de Marine Le Pen on défend l’ « incitation à l’innovation écologique dans les domaines agricoles et la promotion de l’agriculture raisonnée ».

Le Front National veut également mettre en place « une obligation pour les administrations et cantines de se fournir prioritairement en denrées alimentaires produites en France ». Cette idée va donc, par la force des choses, favoriser les circuits-courts…

Le Front National souhaite aussi que soit renforcée l’indépendance de l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

EELV: « améliorer et simplifier les étiquettes«

Les Verts sont les seuls à avoir détaillé un véritable projet sur l’alimentation et la santé.

Dans un premier temps, EELV souhaite réduire la consommation de viande, proposer de manière hebdomadaire des repas végétariens dans la restauration collective et accroitre la part des produits bio dans les cantines collectives.

Les Verts proposent également de mettre en place un programme national de recherche en nutrition, interdire les produits nocifs pour la santé et poser les bases d’un programme d’éducation et de formation à l’alimentation.

De manière plus concrète encore, les Écologistes entendent « améliorer et simplifier les étiquettes » des produits pour plus de clarté pour le consommateur.

Ils proposent également de soutenir les « initiatives des collectivités et des associations telles qu’Amap, ateliers cuisine, potagers collectifs, ouvriers, d’insertion, de pied d’immeuble ».

Ils veulent aussi inciter les collectivités à « préserver des espaces pour la production locale » et affirment vouloir « soutenir la structuration des filières du bio, des circuits courts, de la distribution des produits frais, notamment par la commande publique ».

Moins précise, l’UMP n’évoque ni l’étiquetage des produits, ni les OGM, ni les filières courtes.

La majorité entend défendre l’agriculture Française dans la mondialisation et dans la PAC: «indépendance et sécurité alimentaires de la France et de l’Europe alors que les produits agricoles ne sont pas des biens comme les autres. Nous voulons également faire le choix de la qualité ».

 

Source : http://www.ohmyfood.fr/alimentation-et-nutrition-tour-dhorizon-des-programmes-des-candidats-a-la-presidentielle/

 


 

Semaine du 5 Mars 2012

Le tableau d’une alimentation équilibrée

Etabli selon les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS), voici un tableau qui récapitule toutes les bonnes habitudes de consommation.

 

Imprimez-le et conservez-le à portée de main dans la cuisine ! 

Stef_dossiernutrition_P8

Source : http://www.mgc-prevention.fr/les-dossiers/mieux-manger-pour-proteger-sa-sante/le-tableau-dune-alimentation-equilibree/

 


 

 

Semaine du 27 Février 2012

"République de la malbouffe" : Don Quichotte contre l'industrie agroalimentaire

Critique | LEMONDE.FR | 31.01.12 | 13h27

Une image du film documentaire français de Jacques Goldstein, "République de la malbouffe".

Une image du film documentaire français de Jacques Goldstein, "République de la malbouffe".LA HUIT

Que ce soit à la télévision ou au cinéma, on ne compte plus les reportages et les documentaires qui nous alertent sur les dangers que nous font courir la dérégulation économique et l'absence de scrupules des diverses industries qui corrompent, polluent ou empoisonnent notre monde.

Consommés régulièrement et sans précaution, ces documents provoquent un rapport anxiogène au monde, au point qu'on finit par se demander si ce n'est pas leur diffusion, plutôt que les maux qu'ils dénoncent, qui nous rend malades. Cela dit, il ne devrait pas y avoir lieu de se plaindre que des auteurs informés veuillentdessiller les yeux de leurs concitoyens sur les abus dont ils sont les victimes, souvent inconscientes, parfois consentantes.

C'est à cette seconde catégorie que s'adresse le documentaire de Jacques Goldstein, dont le constat - la baisse générale de qualité de la nourriture et de la cuisine en France - est connu de quiconque attend aujourd'hui d'un simple "jambon beurre" qu'il lui soit servi avec du vrai pain et du vrai jambon.

Tout l'intérêt du film, si tant est qu'on l'ignorerait encore, consiste à nous expliquerpourquoi il en est ainsi. Pour ce faire, le réalisateur suit pas à pas Xavier Denamur, restaurateur de son état, entré depuis quelques années dans une noble croisade contre la malbouffe et le mauvais sort réservé à la restauration traditionnelle. Ce Don Quichotte du coup de fourchette a fort à faire, qui compte contre lui, non des moulins à vent, mais les ogresques représentants des géants agroalimentaires et, à leur suite, les forces politiques gagnées à leurs intérêts.

C'est à leur collusion que s'en prend notamment ce film, en se focalisant sur une mesure récente - la baisse de la TVA à 5,5 % dans la restauration - dont il nous prouve qu'elle est moins l'incitation à l'emploi qu'elle prétend être qu'une plus-value royale accordée aux syndicats patronaux et aux chaînes de restaurants rapides.

Cette approche économique - qui nous montre que cette mesure n'a quasiment pas fait baisser les prix et pas davantage bénéficié aux salariés de ces entreprises - se double d'une approche nutritionniste (témoignage accablant des nutritionnistes sur le développement de l'obésité) et culturelle (l'uniformisation du goût), qui donnent àpenser qu'on tient le consommateur pour bête à manger du foin.

Si les cinéphiles n'auront à se mettre ici sous la dent rien de plus, et rien de moins, qu'un documentaire d'intervention bien ficelé, tout Républicain qui songe à senourrir correctement trouvera son compte dans ce film, qui ne perd ainsi pas au change. Du moins seront-ils priés d'avoir une pensée pour ceux qui, de plus en plus nombreux dans notre pays, sont moins préoccupés par la qualité de leur assiette que par l'angoisse de la remplir.

Source : http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/01/31/republique-de-la-malbouffe-don-quichotte-contre-l-industrie-agroalimentaire_1636370_3476.html

 

La bande annonce, c'est ici.


 

Semaine du 20 Février 2012

Les pâtes de fruits N.A ! : « 100% fruits » et 79% sucres ! 


 

Autrefois, la vie était simple. Quand on mangeait des pommes, on mangeait des pommes. Et quand on mangeait des calissons, c'était des bonbons et c'était aussi un peu la fête. Et puis les problèmes de santé publique sont arrivés et, avec eux, leur lot de recommandations moralisatrices apposées sur des publicités vantant des produits par essence exactement opposés auxdits messages sanitaires.

« Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé » en bandeau sous une réclame pour des chips, avouez que c'est comique, pour quelqu'un qui débarquerait d'une autre planète, une planète où les anti-hypertenseurs ne figureraient pas parmi les médicaments best-sellers.

C'est ainsi que, par le passé, des fabricants de jus à base de concentré (Minute Maid, de Coca Cola Company, pour ne pas les nommer) se sont prévalus des sacro-saints « cinq fruits et légumes quotidiens », suggérant à leurs clients via des affichettes placées en devanture des cafés, qu'une canette de 33 centilitres équivalait à une portion de fruit, ce qui est une curieuse façon de « concentrer » les calories.

Sur le site de Minute Maid, on apprend d'ailleurs que c'est un demi-verre de ces jus qui équivaut à une portion, soit trois fois moins qu'une canette !

Fruit et pâte de fruits, c'est pas pareil

C'est dans ce contexte qu'est apparue plus récemment la gamme de pâtes de fruits « N.A ! », pour « Nature Addicts ». On n'a a priori rien contre des pâtes de fruits, fussent-elles renforcées en arômes pour plaire aux palais habitués à des goûts toujours plus saturés.

Ce à quoi on adhère moins, pour parler en « marketeux », c'est ce besoin de faire passer des vessies (les pâtes de fruits, donc) pour des lanternes (des fruits frais). Le paquet de la variété cassis se vante :

« Terriblement gourmandes, ces pépites sont NAturellement concentrées en fruits : il a fallu deux pommes et 7 grammes de cassis pour obtenir ce paquet de 30 grammes à emporter partout. »

Les petits malins noteront que c'est assez fort d'appeler « pépites cassis » un produit qui contient 5% de purée de cassis pour 90% de jus et de purée de pommes concentré.

Mais on a appris, à trop fréquenter les rayons de supermarché, que l'appellation et l'illustration des packagings sont inversement proportionnels à la présence réelle des ingrédients dans le produit.

C'est sûr que « Pépites de beaucoup de purée de pomme et d'un peu de cassis », c'est moins vendeur.

79 grammes de glucides les 100 grammes de N.A !

Les grincheux vieille école noteront aussi que là où il faudrait tout de même dix bonnes minutes et une solide envie de goûter pour avaler deux pommes entières (et 7 grammes de cassis, j'allais oublier), il est en revanche facile d'engloutir 30 grammes de pâte de fruits, dont près de 80% du poids en sucres.

« 100% issus de fruits, 0% d'interdit » annoncent les affiches 4x3 qui tapissent le métro et les rues parisiennes ces jours-ci. Au jeu des chiffres, on pourrait dire – mais ce serait moins flatteur – que N.A ! c'est aussi 303 kilocalories pour 100 grammes

Une densité calorique jamais atteinte par la plus sucrée des pommes – 54 kilocalories aux 100 grammes – ou le plus doux des cassis – 50 kilocalories aux 100 grammes… donc 3,5 kilocalories pour les 7 malheureux grammes contenus dans un paquet de N.A !

Vivement les fêtes de Noël, qu'on puisse nous présenter les marrons glacés comme une des cinq portions de fruits et légumes journalières recommandées.

Source : http://blogs.rue89.com/dessous-assiette/2011/03/31/les-pates-de-fruits-na-100-fruits-et-79-sucres-197801


 

Semaine du 13 Février 2012

Manger mieux - Comment faire manger des légumes aux enfants ?

« Bien manger » est plus que jamais au cœur des préoccupations des Français. Les légumes y sont généralement associés car très souvent gages de repas équilibrés et donc de bonne santé. Pourtant, il est un public qui, de l’avis de tous, semble peu les apprécier : les enfants. Pourquoi une telle réticence à manger des légumes ? Quels en sont les freins ? Comment les lever ?

La familiarité avec le légume jour un rôle essentiel ©Pascal.Xicluna/Min.agri.fr
Pour apporter des clés de réponses et comprendre les raisons de ce désintérêt, le Centre de Recherche de l’Institut Paul Bocuse s’intéresse depuis 2008 aux facteurs cognitifs, sensoriels et situationnels qui peuvent freiner ou, au contraire, encourager la consommation des légumes par les enfants de 8 à 11 ans en restauration scolaire. Ce travail, mené dans le cadre d’une thèse CIFRE (Convention industrielle de Formation par la Recherche) en partenariat avec le Groupe Bonduelle, apporte un éclairage nouveau sur les relations qu’entretiennent les jeunes gastronomes avec les légumes.

56 légumes connus

Après trois ans d’études, de tests, d’expérimentations et d’observations, les premiers résultats mettent fin aux à priori : les enfants connaissent bien les légumes ! Pas moins de 56 légumes ont été cités par les enfants qui se sont prêtés à nos tests, avec une prédominance pour le trio carottes-tomates-salades. Néanmoins il existe d’importantes différences de connaissances lexicales selon les enfants. De plus, le nombre de situations augmentent de manière croissante avec l’âge. De même, certains ont cité des fruits parmi les légumes, ce qui laisse penser que la différenciation s’affine avec l’âge.

Proposer au moins 8 fois le même légume

Il est ensuite apparu que la familiarité avec le légume joue un rôle essentiel dans son appréciation et donc dans sa consommation. Plusieurs travaux ont d’ailleurs révélé que 8 à 15 expositions à des légumes initialement rejetés par les enfants permettent de les faire accepter et d’augmenter leur appréciation. Concrètement, les enfants sollicités ont eu à classer des photos de légumes dans des boîtes en fonction de leur connaissance et de leur appréciation du légume, allant de « Je connais et j’aime » à «  Je ne connais pas et je n’ai pas envie de goûter » et « Ce n’est pas un légume ». Il est apparu clairement que plus un enfant aura été exposé à un légume, plus il l’appréciera. Ainsi, créer une familiarité, qu’elle soit visuelle, gustative ou sémantique, suppose de leur présenter l’aliment de façon répétée et ainsi de les intégrer petit à petit dans leur environnement pour leur donner envie d’y goûter. Il ne faut donc pas hésiter à saisir toutes les occasions de créer un rapprochement. Il est par exemple bénéfique d’impliquer l’enfant dans la préparation des plats pour réduire sa néophobie et augmenter sa motivation à goûter le légume. En d’autres termes, l’enfant ne doit pas avoir peur du légume pour pouvoir l’apprécier, et l’impliquer dans la préparation du plat lui donne une meilleure connaissance du légume participant ainsi à réduire sa peur.

Plus de simplicité !

Nos recherches menées à l’Institut Paul Bocuse permettent de comprendre les raisons de l’appréciation de certains légumes par rapport à d’autres. Le mode de préparation du légume y joue un rôle fondamental. Ce résultat a été obtenu après que diverses recettes aient été présentées aux enfants, impliquant cuissons, textures et formes différentes. Il est apparu que la majorité des enfants préfèrent les recettes simples et mono-produit. Ils privilégieront ainsi une recette familière composée de rondelles de carottes à une recette nouvelle composée de carottes enrobées de sauce crémée accompagnées de purée de carottes. Ils sont plus sensibles à des légumes qu’ils sont capables de reconnaître dans les plats et à leur texture qu’ils préfèrent croquante.

Faire appel à l’imaginaire

Forts de ces premiers résultats, le restaurant expérimental du Centre de Recherche de l’Institut, entièrement modulable, a permis de replacer 200 enfants d’écoles primaires dans le contexte d’une cantine scolaire pour observer leur comportement en situation naturelle de repas. Les résultats montrent aussi qu’ils sont influencés par le nom du plat. Ils sont plus réceptifs à des recettes pourtant inconnues à bases de légumes si l’intitulé du plat précise le nom du légume et fait référence à un imaginaire positif tel que « Spécial mix pour super héros » (le cas des carottes enrobées). Sans cela, ils s’orienteront vers la recette familière (carottes en rondelles). Pour séduire les enfants, il est donc important de savoir jouer avec leur imaginaire qui, réduisant leur peur des légumes inconnus, facilitera les relations entre les enfants et ces légumes.

D’autres résultats ont été dégagés de ce travail et confirment l’imposante barrière psychologique que les enfants ont du mal à franchir. C’est pourquoi le nombre d’expositions au produit est primordial pour que l’enfant se l’approprie. Les petits gastronomes en herbe n’ont pas encore les mêmes goûts et les mêmes attentes que les adultes, et les produits doivent leur être adaptés pour que l’idée de manger des légumes sans crainte fasse son chemin dans leur esprit...

 

Source : http://alimentation.gouv.fr/legumes-enfants


 

Semaine du 6 Février 2012 " Déguster, voilà le secret"

Le rôle de la dégustation dans la régulation alimentaire

Obéir à des principes diététiques, manger selon des règles rigides, conduit à ne pas manger ce vers quoi nous portent spontanément nos goûts, mais ce qu’on nous a dit de choisir pour notre ligne et notre santé.

Quand il s'agit de maigrir, manger ainsi s'appelle la restriction cognitive. les régimes amaigrissants permettent une perte de poids temporaire chez environ 75% des personnes, mais une très forte majorité (75 à 95 % selon les études) reprennent le poids perdu ou plus, après 3 à 5 ans.

Perdre du poids ou éviter de prendre des kilos superflus est possible, dès lors qu’on mange en se laissant guider par ses sensations alimentaires de faim et de rassasiement, par ses appétences pour un aliment ou un autre.
Pour y parvenir, certaines conditions sont toutefois nécessaires: il convient de manger dans de bonnes conditions matérielles (avoir suffisamment de temps, pouvoir consacrer toute son attention à l’acte alimentaire) et dans de bonnes conditions psychologiques (ne pas être en situation de stress, avoir progressé sur le plan psychologique).

Il est aussi nécessaire d’accorder à ce qu’on mange l’attention que les aliments méritent: la dégustation attentive s’avère être, de ce point de vue, un outil précieux, et même fondamental.

 

Petits trucs pour manger moins avec plus de plaisir

Il n’est heureusement pas nécessaire de tourner le dos aux règles sociales pour manger en accord avec ses besoins et ses goûts. Souvent, il suffit de changer l’esprit dans lequel on aborde les aliments :

  • On peut déguster avec plus d’attention pour mieux profiter de chaque bouchée et nourrir ainsi son cerveau de stimulations sensorielles. On peut ainsi par exemple manger les aliments dans l’assiette un par un. On dégustera ainsi un légume, puis un autre, le féculent, la viande, la sauce, la feuille de salade, le brin de persil, le pain pour apprécier chaque goût distinctement, puis associé à un ou deux autres. Chaque changement de goût stimule les centres sensoriels du cerveau et participe au rassasiement.

 

  • Manger lentement permet d’apprécier des goûts agréables pendant plus longtemps avec une quantité modeste. Cette façon de procéder permet d’avoir « le beurre et l’argent du beurre », le plaisir de déguster et le confort digestif sans lourdeur après le repas.

 

  • Pour arriver à s’arrêter au bon moment, il est utile de se demander après chaque bouchée ou après chaque petite portion ce qu’on préfère manger ensuite. Il vaut mieux, en effet, prendre plusieurs petites portions, qu’une seule grande et faire régulièrement le point. Il est plus facile de ne pas finir ses spaghetti en les abandonnant pour le fromage ou la glace.

 

  • Décrire avec un maximum de mots l’aliment qu’on est en train de manger permet de mieux sentir les goûts. On passe de « ça a le goût de spaghetti bolognaise » à : «la sauce a un goût d’ail discret, un goût de tomate très cuite, un peu salé et un peu acidulé, relevé, riche en viande, thym et origan. J’aime bien ce mélange de saveurs et d’arômes. »

 

  • Plus on met de mots sur ce qu’on mange et mieux on inscrit la prise alimentaire dans la mémoire. Un quart de carré de chocolat noir peut laisser des souvenirs pendant des années si on le mange lentement et avec une grande attention alors qu’une tablette de 200 g mangé vite dans la culpabilité et en pensant à autre chose peut être oubliée en quelques minutes.

 

  • On peut aussi utiliser sa mémoire et son sens de l’observation pour mieux se concentrer sur l’aliment réel qu’on a devant soi et se rappeler le plaisir qu’on aura pris : « la dernière fois que j’ai mangé de la blanquette de veau, la sauce était plus épaisse, plus salée et la viande moins tendre».

 

  • Cuisiner de façon régulière conduit souvent à devenir plus exigeant. Les aliments standardisés proposés par l’industrie agroalimentaire ne sont souvent pas aussi satisfaisants que des plats faits « sur mesure » à son goût.

 

  • La variété et la comparaison sont également un très bon moyen de maintenir l’attention sur l’aliment mangé. Lors des repas à la maison, on peut préparer une salade ou des crudités avec deux vinaigrettes différentes, déguster différentes variétés de poires au dessert, prévoir deux sortes de fromage râpé pour les pâtes ou deux variétés d’un même fromage (lait cru et lait pasteurisé par exemple). C’est utile pour le chocolat aussi : Au lieu de manger une seule sorte de chocolat, on peut en comparer plusieurs marques d’un même type (noir, au lait…) ou la même marque avec différentes teneurs en cacao et essayer de mettre des mots sur les différences.

 

  • Un autre petit exercice agréable consiste dans la dégustation les yeux bandés. Ce jeu est agréable entre adultes, et il amuse aussi beaucoup les enfants, les incitant à adopter une façon attentive de manger.

 

Source : http://www.gros.org/sinformer/deguster-voila-le-secret/petits-trucs-pour-manger-moins-avec-plus-de-plaisir

 


 

 

Semaine du 30 Janvier 2012


Dans la peau d’un étudiant : quand l’alimentation n’est pas toujours une priorité.  

 Trop cher, pas le temps…

 L’alimentation n’est décidément pas une préoccupation majeure pour la plupart des étudiants. On ne le répétera cependant pas assez : « manger équilibré est bon pour la santé ! »

 

 6h45 : le réveil sonne, ma nuit se résume en quelques mots : cahiers, grignotages et tasses de café. Je me rendors.

 7h15 : Réveil en sursaut ! Je suis en retard, une douche et j’enfile un pantalon. Pas le temps pour un p’tit déj.

 10h00 : Je sors de mon premier amphi. Barbant. Mon estomac commence à se faire entendre : heureusement, de délicieux pains au chocolat m’attendent au restaurant universitaire. S’il n’y en a plus, il me restera toujours les barres chocolatées ou autres confiseries.

 12h30 : Il y a un monde fou au self du RU. Côté Snack, ça avance beaucoup plus vite : j’engloutis mon panini.

 18h00 : Fin des cours, je me dirige vers ma chambre universitaire. Le panini avalé en deux temps trois mouvements ce midi m’a mené la vie dure tout l’après midi : gargouillements, faim, déconcentration. Heureusement, mon paquet de gâteaux au chocolat m’attend.

 20h00 : Pas faim, pas le temps, pas la motivation ou pas l’argent. Toutes les excuses sont bonnes, je ne mangerai pas ce soir.

 

Quelle caricature de l’étudiant de 2012 … Fort heureusement, cette image ne reflète pas la majorité des étudiants. Néanmoins, certains points ont été mis en évidence par l’enquête USEM (mutuelles étudiantes régionales) de 2009 et on observe des comportements alimentaires perturbés par :

  • des difficultés financières ;
  • l’absence de petit-déjeuner et le manque de temps pour le déjeuner déstructurent les repas ;
  • une méconnaissance nutritionnelle ;
  • une tendance au « tout préparé, consommé ».

Brièvement, voici quelques règles d’or qu’il est important de garder en mémoire (pour stimuler ta mémoire, n’oublis pas le poisson, mais aussi les fruits oléagineux : amandes, noix … soit dit en passant !) :

 --> Un rythme alimentaire tu conserveras : 3 à 4 repas par jour, à horaires réguliers (stop le plateau repas-cahiers à 22h00, les grignotages intemporels, le repas du midi express) ;

--> Le petit déjeuner tu ne sauteras pas : composé d’un produit laitier, d’un produit céréalier, d’un fruit et d’une boisson ;

--> Ton budget tu gèreras : Qui as-dit que les fruits et les légumes, les céréales complètes, les légumes secs coûtent chers ? Privilégie les légumes de saison, oriente toi vers les boîtes de conserve ou les légumes surgelés. (Un fast-food, une pizza ou un plat préparé te coûteront bien plus chers qu’une alimentation variée et équilibrée).

--> À la cuisine tu te mettras : Loin de là l’idée de faire de toi un Top Chef, la cuisine peut-être rapide, savoureuse et saine.


 
Boîte à recettes

(Rapides, simples, économiques mais gourmandes)

Cabillaud aux tomates (1 personne)

 INGRÉDIENTS

             1 morceau de cabillaud

          1 tomate

            1/2 gousse d'ail

            1/2 échalote

            Gruyère râpé

           Épices

            Huile d'olive

            Sel & Poivre

USTENSILES

            1 micro-ondes

PRÉPARATION

1. Mettre le cabillaud dans un plat allant aux micro-ondes. Couper la tomate en morceaux et la disposer sur le poisson. Saler et poivrer.

2. Faire fondre l’échalote et l'ail dans une poêle à l'huile d'olive, puis les répartir sur le poisson. Faire cuire au micro-ondes pendant 8 minutes (puissance 650W).

3. Parsemer d’épices et de gruyère râpé et remettre à cuire aux micro-ondes pendant 2 minutes.

 

 Tian d’aubergines au basilic (1 personne)

 INGRÉDIENTS

            1 ou 2 d'aubergine

            2 cuillères à soupe de basilic

            Gruyère râpé

            1 cuillère à soupe d'huile d'olive

            1/2 boîte de tomates concassées

USTENSILES

            1 micro-ondes

PRÉPARATION

  1. Peler et couper les aubergines en rondelles.
  2. Dans un plat allant au micro-ondes, verser l’huile d’olive.
Disposer les rondelles d'aubergines en rangées verticales et saler et poivrer. Ajouter le basilic
  3. Recouvrir de tomates concassées et parsemer de gruyère râpé.
Mettre le plat aux micro-ondes et faire cuire pendant 10 minutes à puissance maximale.

 Source : Julie Capelle pour le magazine CONFLUENCE Tours

 



 

Semaine du 23 Janvier 2012

Vers de nouveaux traitements à base de chocolat ?

http://images.sante-decouverte.com/vers-de-nouveaux-traitements-a-base-de-chocolat_s.jpg

Ne vous privez plus de chocolat ! Selon une étude menée à l’Imperial College London, il aurait de nombreuses vertus sanitaires. 

Souvent considéré comme un acte de gourmandise, la consommation de chocolat s’avère être bonne pour la santé. Premièrement, cet aliment contient une forte quantité d’antioxydants qui piègent ou neutralisent les radicaux libres. Ces derniers sont responsables de la destruction des cellules et sont impliqués dans certaines maladies dégénératives comme l’arthrite, la sclérose en plaques, l’athérosclérose [artères obstruées par du cholestérol ou des lipides, ndlr], Alzheimer… Ces antioxydants protègent également la peau des rayons ultraviolets. 

De plus, le chocolat est une source de theobromine. Il faut toutefois privilégier le chocolat noir à forte teneur en cacao (100 grammes de chocolat blanc en contiennent moins de 0,1 mg contre 150 à 220 mg pour le chocolat au lait et 450 à 1.600 mg pour le chocolat noir). La theobromine est un alcaloïde qui a un effet positif sur l’humeur du consommateur. S’ajoute à cela la présence de phényléthylamine, qui elle aussi procure une sensation de bien-être. 

Ces effets sont plus ou moins connus du grand public mais les scientifiques de la faculté de médecine de l’université de Ghana ont découvert de nouveaux bienfaits au chocolat, au point de le conseiller comme traitement médical. Le docteur K.K. Atsina l’utilise comme traitement complémentaire contre le diabète et l’hypertension par exemple. De même, le professeur Kwaku Addai conseille de boire deux à cinq chocolats tous les jours pour limiter les chances d’apparition de la malaria. 

Ce dernier explique qu’avant cette "cure", il était contaminé par la maladie au moins une fois par an et que depuis que lui et sa famille suivent son conseil, plus personne n'en est victime. 

Le chirurgien oculaire Dan Reinstein, professeur à la Harley Street London Vision Clinic, préconise à ses patients de manger le plus de chocolat possible trente minutes avant l’opération. Selon le médecin, les patients sont moins nerveux et en alerte que ceux qui reçoivent des sédatifs. Lors d’une opération de l’œil au laser, une bonne coopération du patient est très importante et peut réduire considérablement la durée de l’acte chirurgical. 

Il a également été prouvé que le chocolat a des effets antidépresseurs. Il peut être utilisé pour augmenter les concentrations de sérotonine et de dopamine dans le cerveau, deux hormones jouant un rôle essentiel dans la régulation de l’humeur. Cependant, il n’est pas nécessaire d’attendre les conseils d’un psychiatre pour commencer à manger quotidiennement du chocolat, noir de préférence... et en quantités raisonnables bien sûr. 

Source : http://www.sante-decouverte.com/vers+de+nouveaux+traitements+a+base+de+chocolat-241

 


 

Semaine du 16 Janvier 2012 : " Manger durable, manger local " !

Les circuits courts sur internet

Envie de manger plus frais, plus goûteux, de consommer local, de connaître l’origine des aliments et la façon dont ils sont produits, de se réapproprier son alimentation... Nombreuses sont les raisons qui poussent les consommateurs à chercher de nouvelles façons d’acheter, ainsi que les producteurs qui cherchent à valoriser leur production et à diversifier leurs circuits de vente afin de dégager des compléments.

Le panier paysan directement livré du potager à votre cuisine © Lepanierpaysan.com

Locavores, régions et terroirs font bel et bien partie du vocabulaire des consommateurs, le made in « près de chez soi » a décidément le vent en poupe. En effet, selon une étude du cabinet Xerfi, publiée mi-janvier, les produits alimentaires régionaux voire locaux ont un bel avenir devant eux. Ce phénomène s’expliquerait en grande partie par les exigences de traçabilité des consommateurs, la montée en puissance du « consommer local » ou encore la philosophie relative au maintien de l’emploi dans sa région d’origine. Ainsi, depuis quelques années, on sent poindre un foisonnement d’idées, de petits et grandes initiatives pour répondre à cet engouement, lié peut être à la prise de conscience qu’un aliment parcourt en moyenne plus de 2 000 kilomètres avant d’arriver dans notre assiette


Est considéré comme circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire – le phénomène, en pleine expansion est difficile à évaluer, et manque souvent de visibilité auprès des consommateurs qui n’en ont pas forcément connaissance. On estime à 16 % le nombre d’exploitations agricoles concernées par les circuits courts. De nouvelles données, plus précises, seront disponibles en 2011, quand seront connus les résultats du recensement agricole qui se déroule chez tous les agriculteurs. 
Alim’gouv a fait un tour de Toile, non exhaustif, des sites Internet qui proposent des produits au plus près de chez vous.

Les réseaux nationaux

  • Mon panier bio : Nicolas, créateur et gérant du site propose un annuaire bien fourni pour trouver des paniers de fruits et de légumes près de chez vous. Le site recense plus de 300 paniers, majoritairement bio ou issue de l’agriculture raisonnée, région par région.
  • Paysan.net : le site, qui s’apparente à un réseau social, a pour vocation de mettre en relation le producteur et le consommateur. Il recense plus de 850 agriculteurs. Poissons, viandes, légumes, on y trouve de tout. Une fiche d’identité complète accompagne chaque producteur. Le plus : les consommateurs peuvent donner leur avis et classer les agriculteurs.
  • Saveurs natures des producteur du Périgord Vert : chaque producteur adhérant reste le transformateur, le vendeur et le responsable des produits. On peut commander partout en France sur le site Internet ou se rendre en boutique à Saint-Pierre de Frugie (Dordogne).
  • Chapeau de paille  : c’est un groupement de producteurs de fleurs, fruits et légumes qui ouvrent leurs potagers aux consommateurs, afin qu’ils cueillent eux-mêmes jusqu’à 15 produits différents. Le réseau se compose de 22 cueillettes dont 9 en Île-de-France et 13 en Province.
  • Le panier paysan : Si le concept est né en Provence pour promouvoir le concept de livraison à domicile de paniers de légumes, fruits, fromages, viandes... produits par des agriculteurs locaux, le panier paysan étend son territoire : Drôme, Ardèche, Pays de la Loire, Auvergne, Lorraine, Lyon-Saint-Etienne et le Var pour bientôt sillonner la France.
  • Directetbon.com : le dernier né ! Créé par la Banque Populaire, ce site propose aux producteurs une solution "simple et clé en main" pour développer leurs ventes en circuits courts. Les consommateurs, demandeurs de produits fermiers, de qualité et de saison livrés à domicile, y trouveront leur bonheur grâce à un accès intuitif à des choix multiples : achats par produits, par signe de qualité, par région, par ferme...

Ou encore : Le Petit producteur et Direct Producteur

Ceux qu’on ne présente plus

  • Les AMAP ou association pour le maintien de l’agriculture paysanne, c’est « la » référence en matière de circuits courts. Pas forcément plus avantageux pour le consommateur, les adeptes des Amap revendiquent avant tout un engagement dans une cause noble : la sauvegarde de l’agriculture locale.
  • Bienvenue à la ferme avec la marque Les Marchés de Producteurs de pays : Bienvenue à la ferme, qui vient de souffler ses 20 bougies, est un réseau de 6000 agriculteurs qui ont la volonté de faire découvrir leurs produits liés à leur territoire. Authenticité et patrimoines culinaires en sont les vecteurs. 
  • Les jardins de Cocagne qui allient insertion et vente de paniers. 

 

Source : http://alimentation.gouv.fr/circuit-court-internet

 



 

Semaine du 9 Janvier 2012

 

Encore trop de petits déjeuners sont sautés, pris sur le pouce, déséquilibrés, trop légers... le petit déjeuner est pourtant primordial pour bien démarrer la journée, nous allons voir pourquoi. 

 

Déjeuner signifie «briser le jeûne » de la nuit.

On dit qu'il est « petit » tout simplement parce qu'il doit-être moins copieux que le déjeuner.

 Durant la nuit les battements cardiaques, la respiration, et tout ce qui se passe dans notre « machine humaine » épuise les ressources.

 Au réveil il est donc très important de prendre un petit déjeuner pour recharger les batteries en apportant de l'eau, des minéraux, de l'énergie, des nutriments etc... Que de choses indispensables au bon fonctionnement de l'organisme.

 

Sauter le petit déjeuner contraint l'organisme à puiser dans ses réserves au risque de créer des carences et des déficiences.

Sautes d'humeur, coup de pompe dans la matinée, problèmes de concentration, hypoglycémie = baisse de la glycémie (ou sucre dans le sang) qui peut entraîner un malaise... peuvent donc se faire ressentir car lecarburant du cerveau et des muscles est le glucose (vulgairement appelé « sucre »).


Des études ont montré que sauter le petit déjeuner entraîne plus de grignotages. Logique, quand le ventre crie famine il est difficile de lutter contre.

Mais elles ont aussi montré que d'une manière générale l'alimentation était plus riche en graisses pouvant entraîner un surpoids.

A l'inverse, les personnes qui prennent un petit déjeuner, bien que cela puisse paraître paradoxal, ont tendance à être plus minces, tout simplement parce qu'un petit déjeuner complet et équilibré doit permettre de tenir jusqu'au déjeuner sans avoir faim.


On constate aussi que la plupart des enfants ont une alimentation trop riche en graisses, et notamment en matières grasses hydrogénées qui sont nocives pour la santé (autrement appelés acides gras trans, vous en avez sans doute déjà entendu parler).

Ces matières grasses se retrouvent dans les produits de panification industrielle comme les viennoiseries (croissants, pains au chocolat...), les biscuits...

 

Un bon petit déjeuner doit donc apporter : en moyenne 25 % de l'apport énergétique total de la journée (soit ¼ tout de même), et être équilibré.

 

Pour cela, trois groupes d'aliments sont indispensables :

Du lait ou un produit laitier (yaourt, fromage blanc, fromage...) pour leur apport indispensable en calcium,

-  Un fruit ou un jus de fruit pour leur apport en vitamines et minéraux,
Et un produit céréalier (évitez les céréales de petit déjeuner pour enfants, souvent très sucrées), comprenant des glucides complexes (ou « sucres lents ») pour tenir tout au long de la matinée. 

Deux autres groupes d'aliments sont « non indispensables », il s'agit :

Des matières grasses (le beurre, la margarine),

Ou des produits sucrés (confiture, miel, pâte à tartiner...).

Cependant si leur consommation est raisonnable, ils ne seront pas « néfastes ».

 

Le beurre est d'ailleurs trop souvent supprimé de peur de prendre du poids, de manger quelque chose de peu sain pour la santé or, il apporte de bonnes vitamines, notamment la vitamine A.

  

Quant aux produits céréaliers, l'idéal est de consommer tout ce qu'il y a de plus « simple » et de moins raffiné possible !.

  Oui mais c'est bien joli tout ça vous allez me dire « mais je n'ai pas le temps de manger le matin », telles sont les raisons qui sont souvent invoquées.


Pour y remédier, pensez à emporter quelque chose à manger sur la route, dans les transports en commun ou en arrivant à l'école ou au bureau.

Ayez toujours avec vous des denrées non périssables, comme des céréales les plus brutes possibles, pensez aux fruits secs et oléagineux, une brique de jus de fruit, ou un fruit à croquer, un yaourt à boire que vous consommerez dans l'heure...


 « Oui mais je n'ai pas faim »... dans ce cas, buvez une verre d'eau ou de jus de fruit dès le réveil, cela stimulera votre appétit.

 

Source : http://infos-dietetiques.over-blog.com/article-33550461.html

 



 

Semaine du 2 Janvier 2012

 

Obésité: Pierre Dukan interpelle les candidats à la présidentielle


SANTÉ - Le père du fameux régime Dukan soumet plusieurs propositions au «futur président de la République»...

Pierre Dukan, le père du célèbre régime du même nom, se lance dans le débat politique. Jeudi prochain paraît au Cherche-Midi sa «Lettre ouverte au futur président de la République», vendue 4 euros. Dans un entretien publié dans le Parisien, le médecin explique l’origine et le but de cet ouvrage.

Selon le quotidien, Pierre Dukan cherche à «donner un peu de solennité à un sujet que l’on a tendance à prendre à la légère». «Le surpoids est un véritable problème de santé publique qui est très peu –voire pas du tout– pris en compte par les hommes et les femmes politiques», estime le médecin, pour qui «le véritable problème, c’est que la nutrition n’a pas évolué depuis les années 1950.»

Une «option poids d’équilibre» au baccalauréat

Dans son ouvrage à paraître, il soumet plusieurs propositions au «futur président de la République». Parmi elles, la mise en place d’une «option poids d’équilibre au baccalauréat rapportant des points d’option pour ceux qui arrivent à garder un indice de masse corporel (IMC) compris entre 18 et 25 entre la seconde et la terminale serait un bon moyen de sensibiliser les ados à l’équilibre alimentaire», estime-t-il. Une proposition «polémique» selon le Parisien, et déjà critiquée point par point par Slate.fr, qui souligne les limites de l’IMC (poids divisé par la taille au carré) et les dérives que peut entraîner une telle option au bac.

Pierre Dukan attaque aussi «les lobbies de l’agroalimentaire et de l’industrie pharmaceutique», qui selon lui ont «un grand intérêt à ce que rien ne bouge»: «Les premiers engraissent les gens et les seconds leur vendent les médicaments qui soignent les effets néfastes de leur obésité sur la santé», estime celui dont le régime est souvent critiqué pour son inefficacité, voire sa dangerosité. Selon le médecin, «il y a de l’argent à gagner en produisant des aliments moins gras, moins sucrés, etc.» «Il y a un futur marché qui pourrait créer beaucoup de richesses pour notre pays et renflouer les caisses de la France», estime Pierre Dukan.

Il conclut: «Je ne suis ni de droite ni de gauche, mais médecin avant tout. J’enverrai mon livre à tous les candidats.»

 Nicolas Bégasse

 

 

 
 

15 votes. Moyenne 3.60 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site